Pès de 1,4 million d’enfants risquent de mourir de la famine cette année au Nigéria, en Somalie, au Soudan du sud et au Yémen, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Au Yémen, où une guerre civile fait rage depuis près de deux ans, 462.000 enfants souffrent de malnutrition sévère et ils sont 450.000 dans le nord-est du Nigeria, où sévit le groupe islamiste Boko Haram.

Fews Net, le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine, a noté que les régions les plus reculées de la province de Borno au Nigéria sont déjà frappées par la famine depuis la fin de l’année dernière.

Guerre, sécheresse…

Le désastre va aller en empirant, les agences d’aide étant dans l’impossibilité d’atteindre les victimes, souligne l’Unicef. La sécheresse en Somalie a laissé 185.000 enfants au bord de la famine et ils seront quelque 270.000 d’ici quelques mois, a mis en garde l’agence onusienne.

Au Soudan du sud, plus de 270.000 enfants souffrent de malnutrition et la famine vient juste d’être déclarée dans certaines parties de l’Etat d’Unité (nord) où vivent 20.000 enfants.

Le directeur de l’Unicef Anthony Lake a appelé à agir vite:

« Nous pouvons encore sauver de nombreuses vies »

20 millions de personnes menacées

« Quatre pays risquent la famine en 2017, c’est sans précédent, explique Peter Smerdon, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial, dans une interview à France 24.

« Jusque-là, nous n’en avions jamais vu plus de deux en même temps. Quand on atteint l’état de famine, il est déjà trop tard pour de nombreuses personnes. Et quand le pays se relève, il faut dépenser une somme importante pour essayer d’aider les populations à s’en sortir, ce qui prend des années. »

Plus de 20 millions de personnes pourraient de mourir de faim d’ici l’été, estime-t-il.

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ViaL'OBS
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