En un bref regard, Stephen Wiltshire peut cartographier une ville jusque dans ses moindres détails. Cet artiste britannique de 42 ans n’a besoin que de quelques secondes pour retenir la forme de chaque bâtiment, le quadrillage des rues qui les entourent, et les restituer avec une précision d’horloger. Diagnostiqué autiste à l’âge de trois ans, il n’a dit son premier mot que 24 mois plus tard : « Papier ». Enfant, il était déjà capable de dessiner la nature et de caricaturer ses professeurs avec un talent précoce.

À mesure qu’il grandissait, « sa passion devenait obsessive », témoigne sa sœur, Annette. Pour lui donner un panorama intéressant sur Londres, elle l’amenait chez un de ses amis habitant au 14eétage. Dès l’âge de 13 ans, il a publié son premier recueil de dessins, attirant l’attention des médias. Lors d’un voyage à New York, il a fait une reproduction minutieuse de la maison du neurologiste Oliver Sacks. Impressionné, ce dernier s’est étonné que « de telles capacités cohabitent avec de tels handicaps » chez lui.

En 2006, le prince Charles a nommé Stephen Wiltshire membre de l’ordre de l’Empire britannique. Une distinction qui ne l’a pas chamboulé : « Stephen est très humble et pas perturbé du tout », dit sa sœur. « La célébrité ne nuit pas à sa concentration, ça le pousse même à faire mieux. » Cette année, l’artiste a ouvert sa propre galerie en centre de Londres.

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