Yves Cochet, ancien député écologiste et «néo-malthusien» assumé, développe des thèses censées ralentir «l’effondrement de nos sociétés». Par exemple : inverser la logique des allocations familiales afin notamment de «mieux accueillir les migrants».

Faut-il freiner la croissance démographique pour sauver le climat ? A cette question, l’ancien député écologiste Yves Cochet répond par l’affirmative. Dans une interview publiée dans l’Obs du 3 janvier, il fait part de son analyse.

Selon lui, «pour quantifier l’effet de nos activités sur la planète» il nous notamment prendre en compte le facteur démographique. «Pour réduire le nombre d’habitants sur terre, il faut faire moins d’enfants», énonce-t-il ainsi.

Je propose de renverser notre politique d’incitation à la natalité, en inversant la logique des allocations familiales

Concédant une «conversation taboue» car la société, notamment occidentale, serait encore pénétrée de l’«injonction biblique : “Croissez et multipliez, et remplissez la Terre”», il propose néanmoins une solution radicale pour «arrêter de croître».

«Je propose de renverser notre politique d’incitation à la natalité, en inversant la logique des allocations familiales», explique l’ancien député français (2002-2011) pour qui «ne pas faire d’enfant supplémentaire, c’est le premier geste écologique». Celui qui a également été eurodéputé de 2011 à 2014 propose tout bonnement : «Plus vous avez d’enfants, plus vos allocations diminuent jusqu’à disparaître à partir de la troisième naissance !» Défendant son propos «néomalthusien» de toute accusation de «racisme» ou d’«élitisme», il précise ne pas viser «les pays plus pauvres, qui font plus d’enfants que les autres», au contraire du président de la République, Emmanuel Macron.

Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes

Car selon Yves Cochet, comme ce sont les «pays riches» qui ont «le mode de vie le plus polluant», ils sont donc «les premiers à devoir décroître démographiquement». Il termine son analyse par cette suggestion : «Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes».

«Grand remplacement en accéléré», «suicide organisé» : la proposition d’Yves Cochet décriée sur Twitter

Cette analyse a fait réagir nombre de commentateurs. Le fondateur du site Doctissimo et spécialiste de l’Intelligence artificielle, Laurent Alexandre, s’est indigné de la suggestion de l’écologiste. «C’est le grand remplacement en accéléré», a-t-il tancé, poursuivant : «Disparaître pour laisser la place aux autres est la forme ultime du MASOCHISME SUICIDAIRE».

Il commentait les propos d’Olivier Babeau, à la tête de l’Institut Sapiens qui promeut de «nouvelles formes d’écosystèmes favorables au développement économique et au bien-être social». Celui-ci avait relayé l’interview d’Yves Cochet sur Twitter accompagné de ce commentaire : «Une société qui propose comme perspective la plus souhaitable de rentrer doucement dans le néant pour se faire remplacer par celles qui sont plus vigoureuses est profondément malade». Selon lui, «nous avons perdu le “conatus” spinozien» –  l’effort de persévérer dans son être – et «mériterons ce qui va nous arriver».

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