” Tout avait pourtant commencé dans un esprit bon enfant ce mardi matin dès 6h45 devant les grilles de la préfecture. Là, plusieurs dizaines d’enseignants et des animateurs de différents établissements scolaires toulousains se retrouvent pour bloquer le rectorat de l’académie de Toulouse, rue Saint-Roch. But de l’opération : dire non à la réforme du lycée voulue par le ministre de l’Education. ” Nous avons laissé des personnes entrer sur le site, notamment un candidat qui passait un concours au rectorat”, précise Charlotte, professeur de maths à Toulouse. Mais vers 8h30, les enseignants refusent de laisser sortir une camionnette qui contient des sujets d’agrégation.

Les policiers, présents aux abords de la manifestation, se rapprochent alors de la direction du rectorat puis demandent aux grévistes de laisser circuler le véhicule. ” Moins d’une minute après, alors qu’il n’y avait eu aucune autre sommation, ils ont sorti les bombes lacrymogènes d’un seul coup et nous ont gazé à bout portant, des personnes ont ensuite été projetées à terre”, raconte encore sonnée l’enseignante toulousaine qui a filmé la scène et publié ces images sur les réseaux sociaux. ” Certains des collègues ont été brûlés au visage, d’autres pleuraient”, ajoute-t-elle.

“Nous avons été traités avec une violence inouïe. Aucune discussion, rien que de la violence pure et dure face à des enseignants. Des collègues ont eu leurs habits déchirés, une collègue a dû partir chez le médecin car elle se sentait mal”, témoigne Carole qui enseigne dans la banlieue toulousaine.”

Ils se sont même gazés eux-mêmes

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