« Si un enseignant est adepte des armes, il pourrait mettre fin à une attaque très rapidement », a déclaré mercredi le président américain Donald Trump lors de sa séance d’écoute des familles des victimes et rescapés de la fusillade qui a fait 17 morts la semaine dernière dans un lycée de Floride.

Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, a précisé le président, sans annoncer de décision tranchée sur cette question éminemment controversée. « Evidemment, cela s’appliquerait uniquement aux enseignants savant manier une arme », a-t-il concédé.

Nicole Hockley, une des mères présentes a répondu au président américain qu’elle souhaitait au contraire voir les enseignants armés de « savoir » sur la manière d’empêcher les fusillades au lieu d’être équipés de fusils.

Un aimant à « maniaques »

Le président a critiqué le concept d’écoles sanctuaires où aucune arme n’est tolérée, en estimant que de tels sites jouaient un rôle d’aimant pour les « maniaques », qu’il a assimilés à des « lâches » qui privilégieraient les cibles où ils risquent de ne pas se faire tirer dessus en réponse. De son côté, une jeune élève du lycée de Parkland (Floride) Julia Cordover a demandé au président Trump de« prendre les bonnes décisions » pour qu’une telle tragédie ne se reproduise pas.

Donald Trump s’est plié à une séance d’écoute des familles particulièrement émouvante. Il a ainsi été interpellé par des amis d’adolescents tués à Parkland, l’un d’eux en larmes au bord de la rupture, et par des parents éplorés. M. Trump avait précédemment promis des mesures « fortes » de vérification des antécédents criminels et mentaux des acheteurs d’armes.

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Sourcemetrotime
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