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Le pacte mondial sur les migrations piloté par l’Onu finalement approuvé à Marrakech

Le pacte mondial sur les migrations de l’Onu a été formellement approuvé à Marrakech par 164 États, en dépit du retrait de plusieurs pays concernés, notamment les États-Unis.

Le pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé lundi à Marrakech (Maroc), après la proclamation orale et le traditionnel coup de marteau, devant quelque 150 pays réunis en conférence intergouvernementale.

«Ce moment est le produit inspiré d’efforts», a déclaré le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, à l’ouverture des débats. «Nous ne devons pas succomber à la peur ou aux faux narratifs» sur les migrations, a-t-il dit. M.Guterres a dénoncé les «nombreux mensonges» propagés sur cet accord, qui doit désormais faire l’objet d’un ultime vote de ratification, le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies.

«Il est vrai que certains États ne sont pas avec nous aujourd’hui. Je ne peux qu’espérer qu’ils verront la valeur du pacte pour leurs propres sociétés et nous rejoindront dans cette entreprise commune», a tenu à souligner M.Guterres.

Le pacte mondial sur les migrations de l’Onu vise en premier lieu à renforcer «la coopération relative aux migrations internationales sous tous leurs aspects».

En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’Onu avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants qui visait à améliorer la gestion internationale (accueil, aide au retour…) des mouvements de réfugiés et de migrants. Mais depuis, plusieurs pays, de l’Italie à l’Australie, en passant par la Hongrie, l’Autriche et Israël, ont fait part de leur retrait ou du gel de leur décision de signer le texte, plus communément appelé Pacte de Marrakech.

Le pacte n’est juridiquement pas contraignant, mais les pays qui l’ont rejeté ont fait valoir qu’ils voulaient conserver une gestion nationale des flux migratoires et qu’ils redoutaient l’utilisation du Pacte lors de recours devant la justice.

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