L’homme qui neuf ans plus tôt avait violé une jeune fille alors âgée de 12 ans, a obtenu d’un juge du Michigan la garde partagée de l’enfant de la victime, un garçon qui a maintenant 8 ans. Ce, alors qu’il a été entre temps reconnu coupable d’une autre infraction, une agression sexuelle sur mineur, rapporte The Detroit News.
Un test de paternité a révélé que le violeur, Christopher Mirasolo, 27 ans, est indubitablement le père de l’enfant. De son côté, la victime qui a maintenant 21 ans, entend invoquer désormais le Rape Survivor Child Custody Act, une récente législation qui permet à la victime d’un viol de couper court avec plus de facilité que par le passé, aux velléités de garde et de droit de visite des violeurs.

Le nom du violeur ajouté à l’état civil de l’enfant

En l’état actuel de l’affaire, le droit de garde partagée accordé a conduit le juge Gregory S Ross, exerçant dans le comté de Sanilac, à procurer au violeur l’adresse de la mère de l’enfant tandis que son nom a été ajouté au certificat de naissance. Le tout sans le consentement de la victime.

“C’est de la folie. Depuis le début, cette affaire a été menée en dépit du bon sens”, a expliqué Rebecca Kiessling, avocate de la victime qui a, en vain, formulé des objections devant le juge. “Il n’a jamais été inculpé correctement et devrait être assis derrière des barreaux, le système réprime ma cliente, alors qu’elle était encore une enfant quand tout cela est arrivé”, constate-t-elle encore. Christopher Mirasolo a été condamné à un an pour ces faits et a enduré une peine effective de six mois et demi.

Dans le même journal local, la seconde victime de Chrisopher Mirasolo s’insurge contre cette décision de justice. “Lorsque j’ai lu l’article (du Detroit News) j’étais dégoûtée. Rien ne peut justifier qu’il ait obtenu un droit de garde. Et il ne devrait pas être autorisé à être en présence d’enfants sans supervision.”

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