L’effet Brexit ? : Le chômage britannique au plus bas depuis plus de 40 ans

Il a atteint 4 % au deuxième trimestre. Du jamais vu depuis 1975. Dans le même temps, le nombre de travailleurs originaires d’autres pays de l’Union européenne baisse.

Bonne nouvelle pour le gouvernement britannique. Selon les chiffres publiés ce mardi par l’Office national de statistiques (ONS), le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis presque 43 ans. Il a atteint 4 % au deuxième trimestre, en baisse par rapport aux 4,2 % constatés au cours des trois premiers mois de l’année.

Il faut en effet remonter aux premiers mois de 1975 pour retrouver un niveau aussi bas, soulignent les statisticiens britanniques.

Dans le détail, le Royaume-Uni comptait 1,36 million de chômeurs au 30 juin, soit 65.000 de moins qu’au premier trimestre.

Autre motif de satisfaction pour Londres, le chômage des jeunes est lui aussi à un niveau bas record. Entre avril et juin en effet, les statisticiens britanniques ont recensé 492.000 chômeurs âgés de 16 à 24 ans. Soit « le chiffre le plus bas » depuis 1992, année à partir de laquelle l’ONS dispose de séries statistiques.

Le nombre de ressortissants de l’UE baisse fortement

Pour autant, les statistiques publiées ce mardi contiennent aussi des données moins encourageantes. Car si le marché de l’emploi reste vigoureux, les effets du Brexit se font tout de même sentir.

Les chiffres publiés ce mardi montrent en effet que le nombre des travailleurs de l’Union européenne employés au Royaume-Uni a baissé, pour retomber à 2, 28 millions de personnes. C’est non seulement 86.000 de moins qu’il y a un an, mais il s’agit surtout de « la plus forte baisse annuelle » constatée depuis 10 ans, selon l’ONS.

Une baisse qui se traduit déjà dans la politique salariale des entreprises qui doivent faire face à une pénurie de main-d’oeuvre, selon une récente enquête l’Institut britannique du personnel et du développement (CIPD).

De fait, toujours selon les chiffres de l’ONS, près de 829.000 postes étaient vacants au Royaume-Uni au deuxième trimestre, ce qui est là encore un niveau record.

Les salaires réels en très légère hausse

Les salaires (primes comprises) ont progressé de 2,4 % au deuxième trimestre sur un an, soit un tout petit peu plus que l’inflation moyenne enregistrée pendant cette période, d’après l’ONS.

Au final, les salaires réels ont très légèrement progressé : la hausse atteint en effet 0,1 %

Source : Les Echos

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