«Jusqu’à il y a une semaine, je buvais des sodas. Je prenais une cannette par jour au travail, parfois deux, la plupart du temps des sodas «diet». Et puis j’ai lu les deux études scientifiques dont je parle plus loin dans cet article et j’ai arrêté immédiatement». Voilà comment commence l’article écrit par Bill Murphy Jr sur Inc

De nombreuses personnes continuent à boire des sodas et la question qui revient le plus souvent à ce sujet est celle-là : qu’est-ce qui est le pire, le sucre dans les sodas classiques ou les produits chimiques dans les sodas « diet » ? En fait, ce que montrent deux études scientifiques très récentes, de la Boston University, c’est que les sodas pourraient avoir des effets sur la santé qui vont bien au-delà de ce débat.

Et ces études sont très sérieuses. Elles sont construites à partir de la Framingham Heart Study qui est l’étude épistémologique la plus profonde réalisée aux Etats-Unis puisqu’elle remonte à 1948. Elle a permis de nombreuses découvertes et la publication de plus de 1.000 articles scientifiques. Elle a été lancée à partir de 5.209 personnes vivant à Framingham dans le Massachusetts et s’est poursuivie avec les générations suivantes.

Les chercheurs de la Boston University ont cette fois établi des corrélations entre la santé des personnes étudiées et le fait qu’elles consomment ou pas des sodas sucrés et des sodas «diet».

Facteurs de risques pour le développement d’Alzheimer

La première étude qui porte sur les sodas sucrés montre qu’il y a plus de problèmes de surpoids et d’obésité avec les personnes qui consomment ces boissons, mais aussi qu’elles ont des problèmes neurologiques. Ainsi, elles présentent, «des signes multiples de vieillissement accéléré du cerveau», «un volume général du cerveau plus faible», «une mémoire épisodique faible» et «un hippocampe ratatiné».

Ces quatre constats sont des «des facteurs de risque pour le développement des stades préliminaires de la maladie d’Alzheimer» écrit le journal Alzheimer’s & Dementia.

Pour les consommateurs de sodas «diet», les conclusions de la seconde étude menée par une équipe de la Boston University ne sont pas plus rassurantes. Elles se retrouvent notamment dans le journal médical Stroke. Pour les 4.372 personnes de l’échantillon Framingham qui ont été étudiées, ceux qui ont bu un seul soda diet par jour ont «presque trois fois plus de risques d’avoir un accident vasculaire ou d’être atteint de sénilité précoce».

Il s’agit, il faut bien le comprendre, de corrélations, pas nécessairement de causes et d’effets. Il se peut que les personnes buvant ces sodas aient des probabilités supérieures de maladies pour d’autres raisons ou que la consommation de sodas indique d’autres choix en matière d’alimentation et de mode de vie ayant des conséquences sur la santé. Rien ne prouve que ce sont les sodas qui créent ces problèmes neurologiques. Tout ce que l’on peut dire, et ce n’est pas rien, c’est que ceux qui en consomment ont de chances d’en avoir que les autres.

Sources :

Inc.com – Framinghamheartstudy.org– Bu.edu – Alzheimersanddementia.com– Stroke.ahajournals.org

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