Le 9 mars 2016, une majorité de sénateurs a renoncé d’introduire 20% de produits biologiques dans la restauration collective.

Alors que les députés se sont prononcés pour l’introduction d’un seuil de 20% d’aliments provenant de l’agriculture biologique dans la restauration collective, le projet de loi a été retoqué par les Sénateurs !

Sur les 348 Sénateurs, 188 Sénateurs se sont prononcés pour ne pas avoir de seuil de 20% d’agriculture biologique dans les cantines. La loi d’ancrage territorial de l’alimentation prévoit en 1ère lecture au Sénat une obligation de 40 % de produits issus de l’alimentation durable, locaux, de saison, signes de qualité ce qui reste salutaire mais l’objectif des 20% de bio était minime par rapport à certaines cantines allant jusqu’à 100% d’agriculture biologique…

Nous retrouvons bien évidemment dans la majorité parlementaire ayant voté contre le bio dans les cantines 100% des Sénateurs « Les Républicains », 85% des UDI-UC. Alors que pour le bio dans les cantines nous retrouvons 100% du groupe PS, 100% du groupe communiste et citoyen et 100% du groupe des écologistes. Toutefois comme la majorité parlementaire est constituée des Républicains, il suffit qu’ils entrainent un autre groupe parlementaire comme UDI-UC pour qu’une loi ne passe pas au Sénat…

L’ARGUMENTAIRE DES SÉNATEURS RÉPUBLICAINS

Gérard Larcher, président du Sénat et membre du parti « Les Républicains », se défendaient sur France Inter le 16 mars dernier

20 % de bio en restauration scolaire ? Nous ne produisons pas dans ce pays, dans les territoires, 20 % de bio. Nous, nous sommes dans le principe de réalité. Est-ce que vous voulez qu’on importe pour faire le quota de 20 % de bio ? […] Donc oui au bio, mais attention à la multiplication des normes, et oui aux circuits courts dans les départements.

L’association Un Plus Bio qui promue la bio dans la restauration collective et qui représente de nombreuses structures ayant fait le choix du bio dans leur menu répond

C’est une erreur. Intégrer 20  % de bio dans la  restauration collective, c’est introduire tout au plus une composante bio par repas  (entrée, plat,  accompagnement, fromage-laitage et/ou dessert). Exemple pour les seuls légumes : en surfaces,  le besoin serait de 80 000 ha soit 6,15 % de la surface agricole utile (SAU) bio actuelle (1,3 million  d’hectares). Entre 2014 et 2015, on sait que la SAU bio a augmenté de 330 000 ha. En toute logique, il  suffirait donc d’affecter à peine un quart de cette progression à la production de légumes bio pour  parvenir aux 20 % en restauration collective… Pas du tout hors d’atteinte, l’objectif.

Cette carte a été créée grâce au travail de « Agir pour l’Environnement » ayant publié un Trombinoscope des Sénateurs « Anti-Bio » où il est possible d’interpeller vos sénateurs en fonction de leur vote !

Mais qui sont les Sénateurs "Anti-Bio" ?

EXISTE-T’IL DES CANTINES BIO ?

Bien évidemment que la restauration collective bio existe comme à Barjac dans le Gard où Édouard Chaulet donne du fil à retorde aux autres maires !

Où bien à Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes où la commune a limité au maximum les déchets pour faire des économies et proposer du 100% bio au même prix !

QUE FAIRE À VOTRE ÉCHELLE ?

Interpellez vos Sénateurs car il reste une deuxième lecture de cette loi qui aura lieu dans l’année ! Et montrez leur, sans être injurieux (ça ne sert à rien), que ces questions vous sont essentielles !

Comme le dit si bien Édouard Chaulet, interpellez vos élus et dites-leur que l’alimentation des enfants est des fois plus importantes que l’embellissement du rond-point à l’entrée de la commune (si l’on regarde de près, pour une petite commune, c’est à peu près le même prix). Bien évidemment on touche à l’image que le maire veut donner de sa ville mais peut être que sur le long terme il gagnera la confiance de ses électeurs (évidemment il va falloir lui vendre du rêve s’il est réticent…).

Sourcelaclefdesterroirs
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