Un nouveau rapport accablant de Greenpeace pointe du doigt les multinationales européennes et américaines qui entretiennent des relations avec des entreprises d’exploitation forestière. Le problème ? Ils développent leurs activités dans l’une des plus vastes forêts de la région.

Un rapport d’une extrême gravité

Le rapport de Greenpeace nous apprend que la forêt de Dvinsky a perdu depuis 2000, près de 300 000 hectares, soit, une surface plus grande que celle du Luxembourg. À quoi et qui servent ces hectares ? Des sociétés d’exploitation forestière traitant avec les grandes multinationales que vous connaissez tous, à savoir Pepsi, McDonald’s et compagnie… L’échange est simple, les arbres finissent en papier toilette ou en emballage et sont vendus ensuite aux grands groupes. Cela est d’autant plus inquiétant lorsque l’on sait que près des trois quarts de la forêt sont justement essentiellement détenus par trois grands groupes participant de manière active à la destruction de la forêt, au profit de leur enrichissement personnel.

Certains groupes comme Nestlé, Pepsi, McDonald’s et Auchan sont approvisionnés par ces groupes qui détruisent les forêts. Traitent-ils avec eux dans l’ignorance la plus totale ou non, à chacun le droit de se faire sa propre opinion. Toujours est-il que Greenpeace a demandé à ces multinationales de vérifier la provenance des marchandises pour vérifier si oui ou non cela venait des zones menacées par la destruction des groupes forestiers. Si le cas se confirmait, les grandes entreprises seraient invitées à changer de fournisseur. Une question d’éthique qui est parfois très loin de la logique des grands groupes mondiaux recherchant la facilité et le profit avant tout.

Des forêts sous-protégées

Les forêts du Grand Nord joueront un rôle dans le réchauffement climatique, c’est pourquoi elles doivent bénéficier d’une protection suffisante. C’est en tout cas ce que clament plusieurs militants et scientifiques. En effet, les contenances en carbones que retiennent ces forêts sont non-négligeables et leurs destructions entraîneraient un réchauffement climatique qui ferait fondre le permafrost, libérant de ce fait le carbone dans l’air.

De plus, la région possède dans ses stocks souterrains 50% de carbone, il est alors impératif de cesser la destruction de ces forêts pour l’équilibre environnemental. Pour cela, en 2011, les autorités régionales avaient prévu de créer la réserve de la forêt de Dvinsky, cette zone devait protéger deux tiers de l’un des plus grands paysages forestiers intacts de Russie s’étendant sur plus de 800 000 hectares et abritant plusieurs espèces menacées. À l’heure d’aujourd’hui les négociations concernant cette réserve sont encore en pourparlers car les nombreuses sociétés d’exploitations forestières refusent de céder leurs concessions à l’intérieur des zones.

Il est grand temps pour les hommes politiques de prendre leurs responsabilités étant donné que le salut ne viendra certainement pas du camp des grandes multinationales qui profitent de cette situation bénéfique pour leurs intérêts. Cependant, il est question ici de faire face aux lobbying des grandes multinationales et préserver la nature et les indigènes vivant dans les zones concernées.

Source : Greenpeace.fr

 

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