Jean-Marc Ayrault a assuré que les services de renseignement français diffuseraient dans quelques jours la «preuve» selon laquelle l’armée syrienne serait à l’origine de l’attaque chimique supposée de Khan Cheikoun.

La France apportera «dans quelques jours […] la preuve que le régime syrien a bien organisé la frappe chimique» sur la ville de Khan Cheikoun, qui a fait 87 morts le 4 avril, a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, le 19 avril.

«Nous avons des éléments qui nous permettront de démontrer que le régime a sciemment utilisé l’arme chimique», a déclaré Jean-Marc Ayrault sur la chaîne de télévision parlementaire, affirmant que les services français disposaient d’éléments. «Dans quelques jours je pourrai vous apporter la preuve», a-t-il assuré.

«Nous ne sommes pas les seuls. L’OIAC [l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques] va poursuivre son enquête», a-t-il ajouté.

Après le drame de Khan Cheikoun, la plupart des chancelleries occidentales s’étaient empressées d’accuser l’armée syrienne d’avoir mené un raid chimique sur la ville, sans avancer de preuves.

Les Etats-Unis, qui ont lancé 59 missiles Tomahawk en direction d’une base aérienne syrienne en représailles à cette attaque présumée, ont justifié leur raid sur un rapport, dont la pertinence a été contestée par le professeur Theodore Postol du MIT du Massachussets.

La Russie, qui a opposé son veto au vote d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU visant à mettre en place une «enquête partiale», a soutenu son allié syrien dans sa volonté de faire toute la lumière sur cette affaire en demandant une enquête «complète et indépendante» de l’ONU.

D’après Moscou et Damas, la contamination chimique aurait eu lieu à la suite d’un bombardement par l’aviation syrienne d’un dépôt d’armes appartenant aux djihadistes contrôlant la zone qui contenait des gaz de combat.

 

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