Un journaliste de BFMTV mis à pied: il vérifiait ses sources (vidéo)

La sanction devait finir par tomber… c’est au comble de l’horreur que l’on doit frapper le plus durement. Alors qu’une grande partie de la presse à sensations s’échine à produire les unes les plus trashes, les éditos les plus poujadistes, et les informations les moins fiables qui soient, certains, malgré tout, tentent de pratiquer un journalisme qu’on ne peut que qualifier de révoltant. Jean Saindesprit, car c’est son nom, (domicilié au 12 rue en pente à Trois-Collines, soyons professionnels!) n’a pas hésité à vérifier les sources de son article intitulé « Les pandas ont deux yeux, les djihadistes aussi… coïncidence? ». Il est arrivé à la conclusion qu’il n’avait pas assez d’information sûres pour terminer son article. Un scandale! La réaction de la part de BFMTV ne s’est pas fait attendre: le jeune homme est suspendu de la rédaction.

Le journaliste concerné n’a pas souhaiter s’exprimer. Michel Rateau, rédacteur en chef adjoint, est ulcéré par l’attitude de ce dernier: « Quel pauvre type! Comment peut-on agir de la sorte? C’est une dérive à laquelle nous sommes de plus en plus confrontés: certaines personnes veulent miser sur le fond et non sur la forme. On renonce à un buzz pour diffuser des informations fiables. Cette façon de faire est aux antipodes de notre ligne éditoriale! »

Le chef d’édition se félicite de la décision « Sans cette prise de décision courageuse, nous prenons le risque d’être un jour comparés à « Le Monde », ou pire, à « Sciences et Vie ». Je n’ai pas passé toute ma carrière à encourager la diffamation et la calomnie pour prendre le risque de recevoir le prix Pulitzer. Nos lecteurs attendent mieux de notre part! ». Il nuance néanmoins son propos concernant le journaliste « il s’agit sûrement d’une erreur de jeunesse. La déontologie on y touche au début mais ça disparait rapidement. Profiter des drames humains et récolter les subventions publiques pour le faire, c’est ce qui nous motive tous; cela prend rapidement le pas sur les velléités d’intégrité… »

Une histoire qui finit bien, donc, mais qui doit nous inciter à la prudence. Ce n’est pas parce qu’on lit quelque chose sur internet que c’est forcément faux. Triste époque!

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