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[Correction] cette vidéo sur l’incendie de Notre-Dame qui ne prouve rien !

©JULIEN DE ROSA/EPA/MAXPPP - epa07508840 A general view of flames burning the roof of the Notre-Dame Cathedral in Paris, France, 15 April 2019. A fire started in the late afternoon in one of the most visited monuments of the French capital. EPA-EFE/JULIEN DE ROSA

Cet homme ( David ) veut nous prouver que l’incendie de Notre-Dame de Paris n’est pas accidentel.

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« c’est pas possible » de brûler « du chêne de 800 ans en un quart d’heure ». Ce dernier estime même que la fumée jaune observée au moment de l’incendie de la cathédrale prouve « qu’il y a du combustible derrière ça, c’est foutu à l’essence ».

C’est en effet une fausse théorie 

« Ces démonstrations montrent ce qu’elles montrent : le bois massif, c’est difficile à enflammer », ironise Armelle Muller, directrice du département feu et environnement du Centre national de prévention et de protection (CNPP), un groupe de prévention et de maîtrise des risques. « Pour que le feu prenne, il faut que la température du bois augmente et que les gaz de pyrolyse s’accumulent », explique cette ingénieure chimiste, qui fait partie des experts près de la cour d’appel de Rouen.

Les gaz qui sont émis par le bois en parallèle de la hausse de température prennent ensuite feu s’ils entrent en contact avec une quantité suffisante d’oxygène contenue dans l’air ambiant. C’est notamment de cette manière qu’un incendie peut se déclencher bien après le début d’une combustion, lorsque l’oxygène arrive en grande quantité.

« Pour que le feu prenne, il faut que la température du bois augmente et que les gaz de pyrolyse s’accumulent. »

Ces conditions ont pu être réunies dans le cas de l’incendie de Notre-Dame de Paris, qui a démarré en milieu confiné. Mais ce n’est pas le cas pour les vidéos tournées en milieu ouvert où les gaz de pyrolyse ont facilement pu se dissiper.

« Il y a de grosses différences de situations, notamment le fait qu’un chalumeau est une flamme nue, qui n’apporte que peu d’oxygène à la combustion », acquiesce Stéphane Weibel, membre de l’Association française des enquêteurs post-incendie. Beaucoup de facteurs ont pu jouer à Notre-Dame, observe-t-il : les poussières, les vents, les ouvertures, les essences précises de bois en présence… Tout le travail de l’enquêteur incendie est de lister ces éléments et d’éliminer les causes au fil de son travail.

« Il faut aussi comprendre que, dans ce type de situations, ce n’est bien souvent pas la charpente qui prend feu en premier, mais plutôt des matériaux relais comme des isolants », ajoute Armelle Muller.

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Source : les Décodeurs , AFP

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