La ministre de la Justice vise explicitement Marine Le Pen sur la question migratoire et affirme solennellement qu’il n’y a pas d’autre solution pour réussir à gérer les flux migratoires que de «nécessairement passer par une solution européenne».

Invitée à s’exprimer le 8 mai au micro de BFMTV, Nicole Belloubet a voulu établir un lien entre les politiques migratoires et l’Union européenne en déclarant : «C’est compliqué, on touche à la souveraineté des Etats, mais évidemment, là encore, si l’Europe veut… Si chaque pays européen veut réussir, il devra nécessairement passer par une solution européenne.»

Aujourd’hui, il ne faut pas se leurrer, contrairement à ce que dit Mme Le Pen, on ne l’arrêtera pas, c’est un phénomène mondial, mondial !

L’occasion pour la garde des sceaux d’adresser une petite pique à la présidente du Rassemblement national, parti opposé à l’immigration massive, et dont la liste aux européennes se place au coude-à-coude avec celle de la majorité présidentielle : «Aujourd’hui, il ne faut pas se leurrer, contrairement à ce que dit Mme Le Pen, on ne l’arrêtera pas, c’est un phénomène mondial, mondial ! Les gens se déplacent de manière simple ou complexe. On n’arrêtera pas l’immigration, la seule solution, elle est européenne et c’est vers cela que nous voulons aller.»

Le thème des migrations constitue un enjeu de premier ordre dans cette course aux sièges pour le parlement européen. Le programme de la liste de la majorité présidentielle, intitulé Renaissance, a été dévoilé le 8 mai et les candidats macronistes proposent une réforme de l’asile et de l’immigration, mais s’engagent à «sauvegarder Schengen», tout en renforçant les effectifs des garde-frontières et garde-côtes de Frontex.

En substance, il s’agit donc de renforcer les frontières des Etats membres là où elles touchent à des pays qui ne font pas partie de l’Union afin de permettre une liberté de circulation accrue à l’intérieur de l’UE.

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