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32 000 euros pour un lion, 38 000 pour un éléphant le juteux business des chasses dans la savane

A nouveau dans le viseur après l’affaire du lion Cecil, ces «trophy hunts» font l’objet d’un business très organisé et lucratif pour les Etats.

Depuis qu’il a tué le lion Cecil pour 50 000 dollars (45 700 euros), l’Américain Walter Palmer essuie un feu de critiques. Pourtant, il est loin d’être le seul à partir à la chasse aux grands fauves dans les plaines africaines. Sur le continent, les trophy hunts («chasse au trophée») sont légales dans une vingtaine de pays, notamment en Afrique du Sud et en Namibie. Pour éviter la disparition pure et simple de certaines espèces, des quotas – plus ou moins respectés – ont été instaurés dans chaque région. Selon la rareté et la dangerosité de l’animal, les tarifs peuvent varier ; de 90 dollars (82 euros) au plus bas pour abattre un babouin à 42 000 dollars (environ 38 000 euros) pour un éléphant.

Ressource financière privilégiée

Si certains pays africains sont attachés au trophy hunting, c’est qu’ils y trouvent une ressource financière privilégiée. C’est une des raisons pour lesquelles la Zambie a levé l’interdiction de chasser les grands fauves sur son territoire au mois de mai. Selon le directeur du Fonds mondial pour la faune en Zambie, interrogé par la BBC, cette décision fait suite aux recommandations d’experts estimant que les fonds pourraient «aider les communautés dans des zones défavorisées, avec un accès à des bénéfices financiers».

Les trophy hunts, bien qu’elles ne représentent qu’une infime part du tourisme, créent un business juteux. Avec des chasseurs prêts à payer 35 000 euros pour tuer un lion ou un léopard, les Etats ont un intérêt matériel à réguler ces pratiques. Ce sont en effet les autorités qui définissent les parcelles de territoires dédiées à la chasse et les quotas d’animaux pouvant y être abattus : les organismes de safaris louent les parcelles et reversent différentes taxes, faisant du gouvernement l’un des principaux bénéficiaires des revenus générés par cette activité.

En Tanzanie par exemple, 44% des revenus du tourisme de chasse vont dans la poche du gouvernement, selon un rapport de Vernon Booth, spécialiste de la gestion de la faune africaine. Joe Hosmer et Larry Rudolph, deux responsables du Safari Club International, estimaient de leur côté en 2011 que les trophy hunts rapportaient 100 millions de dollars (91 millions d’euros) en Afrique du Sud et près de 29 millions (26,5 millions d’euros) en Namibie. Les préférences des chasseurs varient selon les régions : au Mozambique et en Namibie, ce sont les éléphants qui rapportent le plus tandis que les buffles génèrent davantage de bénéfices en Tanzanie.

Cependant, les populations ne semblent pas voir la couleur de ces bénéfices financiers. Plusieurs études depuis 2008 estiment que seuls 3% environ des revenus créés par les trophy hunts atteignent l’économie locale et les communautés vivant sur place : la majeure partie va aux firmes et agences gouvernementales. Ces dernières sont censées les transférer à des fonds créés pour financer la conservation des espèces sauvages.

Via : liberation

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