L’Agence du médicament (ANSM) a confirmé l’existence d’un risque “rare” de thrombose atypique associé au vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca, après la survenue de nouveaux cas en France, dont deux décès, tout en soulignant que la balance bénéfice/risque restait “favorable”.

“Neuf cas de thromboses des grosses veines, atypiques par leur localisation (cérébrale en majorité, mais également digestive), pouvant être associés à une thrombopénie – diminution du nombre de plaquettes dans le sang, NDLR – ou à des troubles de coagulation ont été déclarés”, soit six de plus que la semaine précédente, indique l’ANSM dans son dernier point de situation sur la surveillance des vaccins contre le Covid-19.

“Le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène conduisent le comité de suivi à confirmer la survenue, très rare, de ce risque thrombotique chez les personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca”, explique l’agence sanitaire.

Ces cas sont survenus “dans un délai médian de 8,5 jours après la vaccination chez des personnes sans antécédents particuliers identifiés à ce jour”, ajoute-t-elle, précisant que sept patients avaient moins de 55 ans, et deux, plus de 55 ans.

Parmi ces cas, « deux décès » ont été rapportés entre le 12 et le 18 mars, dont celui d’un étudiant en médecine nantais mort le 18 mars plusieurs jours après avoir été vacciné, mentionné lundi soir par l’ANSM dans un communiqué et pour lequel des analyses complémentaires sont en cours, dans le cadre d’une enquête judiciaire.

L’agence sanitaire explique : « Le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène conduisent le comité de suivi à confirmer la survenue, très rare, de ce risque thrombotique chez les personnes vaccinées par le vaccin d’AstraZeneca. »

Ces cas sont survenus « dans un délai médian de 8,5 jours après la vaccination chez des personnes sans antécédents particuliers identifiés à ce jour », ajoute-t-elle, précisant que sept patients avaient moins de 55 ans, et deux, plus de 55 ans.

Le vaccin développé par le laboratoire suédo-britannique et l’université d’Oxford avait été suspendu le 15 mars par plusieurs pays européens après le signalement de cas de caillots sanguins, parfois mortels.

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