Au sommet de la CICA, Poutine appelle tranquillement à renverser le système financier

Qu’est-ce que le CICA ? En Occident, à cause de la presse aveugle ou aveuglante, on ne sait pas très bien ce qu’il se passe dans l’autre monde, le monde non occidental, ce monde obscur fait de pauvres et de dictateurs, de monstres et de retardés démocratiques.

On ne connaît que les sigles OMS (Organisation mondiale de la santé), OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), G7, NWO (Nouvel Ordre mondial), WEF (World Economic Forum), que les bons sigles, n’est-ce pas ? Les mauvais sont les suivants : BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), OCS (Organisation de coopération de Shanghai), ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) et CICA (Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie).

Quand il y a une réunion ou une conférence avec les bons sigles, c’est pour le bien des peuples. Quand il y a la même chose chez les autres, c’est contre leurs peuples et surtout, contre nous, les démocrates occidentaux.

Et comme par hasard, qui trouve-t-on à la CICA 2022 ? On vous le donne en mille : Poutine, le tsar de toutes les Russies, l’homme des missiles hypersoniques, du nouveau panslavisme, de l’impérialisme russe, de la déflagration du 24 février, de la Troisième Guerre mondiale, des coupures d’électricité chez nous, des pénuries d’essence et du Noël sans cadeaux. Poutine, c’est le Diable. Mais quand on l’écoute, on ne l’entend pas hurler, frapper du poing sur la table et baver de rage comme Hitler, enfin, d’après ce que les journaux anglo-saxons racontaient, hein…

Le président russe Vladimir Poutine, le turc Recep Tayyip Erdoğan et l’iranien Ebrahim Raïssi sont au sommet de la CICA, à Astana, au Kazakhstan, un forum de coopération de 27 pays asiatiques. Une occasion pour la Russie de renforcer ses alliances dans le contexte de la guerre en Ukraine. (Boursorama)

Ankara tente de maintenir un équilibre international compliqué dans lequel, sans imposer de sanctions économiques à la Russie et en essayant de préserver des relations positives avec le Kremlin (et, plus personnellement, avec le président Poutine), elle a exprimé son soutien diplomatique à l’Ukraine. Cette formule – qui, selon le collaborateur du président russe, a été « plutôt réussie » – a permis au territoire ottoman de jouer un rôle clé dans des négociations telles que l’exportation de céréales ukrainiennes ou l’échange de plus de 250 prisonniers de guerre entre la Russie et l’Ukraine. (atalayar.com)

Pendant qu’Erdoğan essaye d’obtenir un cessez-le-feu et de devenir l’homme de la paix à la place de notre Macron national, qui revient un peu sur son va-t-en-guerrisme [1], Poutine, sachant qu’une grande partie du monde n’est pas contre lui, avance ses pions, avec toujours autant de cohérence.

Le maître du Kremlin envoie un missile, pardon, un message au Pentagone, qui veut sa peau depuis toujours.

Un journaliste français parle justement de ces nouvelles armes qui donnent confiance à la Russie quant à son invulnérabilité. L’une d’entre elles s’appelle Avant-Garde.

Source : E&R