Canada: l’agence de santé a traqué la localisation de 33 millions de personnes durant le confinement

L’Agence de santé publique du Canada a admis avoir secrètement récupéré les données de géolocalisation d’au moins 33 millions de téléphones portables afin d’analyser les déplacements des Canadiens pendant les confinements.

Dans le courant de l’année 2021, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) a accédé aux données de géolocalisation de 33 millions de téléphones portables afin de surveiller les mouvements des citoyens canadiens pendant les confinements.

«En raison de l’urgence de la pandémie, l’ASPC a recueilli et utilisé des données sur la mobilité – telles que les données sur la localisation des antennes relais – pendant la durée de la réponse au Covid-19», a ainsi reconnu un porte-parole de l’ASPC dans les colonnes du National Post, confirmant une information initialement révélée par Blacklock’s Reporter, qui passe au peigne fin l’actualité liée à l’administration du gouvernement canadien.

Ces données de géolocalisation ont été utilisées par l’ASPC pour évaluer l’efficacité des mesures de confinement, et permettre à l’Agence de «comprendre les liens possibles entre les mouvements de populations au sein du Canada et la propagation du Covid-19», s’est justifié le porte-parole.

L’ASPC a obtenu les informations – qui étaient selon le porte-parole «dépersonnalisées et agrégées» – grâce à un contrat signé avec le géant canadien des télécommunications Telus. Le contrat entre les deux parties a duré de mars à octobre, et l’ASPC a assuré ne plus avoir depuis accès à ces données.

Une méthode amenée à être généralisée concernant la santé ?

Toutefois l’agence prévoit d’avoir de nouveau recours à ce type de programme de surveillance de déplacements des citoyens lors des cinq prochaines années afin de traiter, selon elle, d’autres questions de santé publique telle que la propagation «d’autres maladies infectieuses, la prévention des maladies chroniques et [pour] la santé mentale», a fait savoir auprès du National Post le porte-parole de l’ASPC.

De nombreuses voix critiques de ce genre de programme se font malgré tout entendre, faisant valoir que la surveillance des citoyens par le gouvernement était probablement plus étendue que ce qui a été révélé et pourrait devenir plus problématique encore dans les années à venir.

«Je pense que le public canadien découvrira de nombreuses autres initiatives de surveillance non autorisées avant la fin de la pandémie, et même après», a par exemple confié au National Post David Lyon, auteur de Pandemic Surveillance et ancien directeur du Surveillance Studies Centre de l’université Queen’s. David Lyon a par ailleurs fait remarquer qu’il était possible de «repersonnaliser» les données «dépersonnalisées».

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