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Coronavirus, attention danger, mais pas celui que vous croyez !

1 – Le témoignage du professeur Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

Depuis 30 ans, de mon observatoire hospitalier, j’ai vécu de nombreuses crises sanitaires : HIV, SRAS, MERS, résurgence de la tuberculose, bactéries multirésistantes. Nous les avons gérées dans le calme et très efficacement. Aucune n’a donné lieu à la panique actuelle. Je n’ai jamais vécu un tel degré d’inquiétude pour une maladie infectieuse et d’ailleurs pour aucune autre.

Et pourtant, je ne suis pas inquiet quant aux conséquences médicales du coronavirus. Rien dans les chiffres actuels sur la mortalité et la diffusion du virus ne justifie la panique mondiale sanitaire et surtout économique. Les mesures prises sont adaptées et efficaces et elles permettront le contrôle de l’épidémie. C’est déjà le cas en Chine, foyer initial et de loin le plus important de cet agent infectieux, où l’épidémie est en train de s’éteindre.

L’avenir proche dira si je me suis trompé.

Par contre :

  • Je suis inquiet des vols de masques et que ceux nécessaires à la protection des personnels soignants et des personnes à risque, nos anciens et celles déjà malades, en particulier les patients immunodéprimés, soient distribués dans les aéroports, les cafés et les centres commerciaux, pour une efficacité nulle.
  • Je suis inquiet des vols de gels nettoyants.
  • Je suis inquiet de ces rixes pour acheter du papier toilette et des boîtes de riz ou de pâtes.
  • Je suis inquiet de cette terreur qui conduit à faire des stocks obscènes de nourriture dans des pays où elle est disponible dans une abondance tout aussi obscène.
  • Je suis inquiet pour nos anciens déjà seuls et qu’il ne faut plus ni voir ni toucher de peur de les tuer. Ils mourront plus vite, mais « seulement » de solitude. Nous avions l’habitude de ne pas rendre visite à nos parents et grands-parents si nous avions la grippe, pas de les éviter « au cas où » et pour une durée indéterminée, ce n’est en rien différent pour le coronavirus.
  • Je suis inquiet que la santé ne devienne un objet de communication belliqueuse et de conflit comme un autre, alors qu’elle devrait être une cause ultime de lutte dans le rassemblement.
  • Je suis inquiet que notre système de santé, déjà en grande difficulté, ne soit prochainement débordé par un afflux de malades au moindre signe de syndrome grippal. Ce sont alors toutes les autres maladies que nous ne pourrons prendre en charge. Un infarctus du myocarde ou une appendicite, ce sont toujours des urgences, un virus, rarement.

La couverture médiatique sur le coronavirus est très anxiogène et elle participe à l’affolement de chacun.

Cela conduit aux théories du complot les plus folles du genre : « ils nous cachent quelque chose ». Rien n’est obscur, c’est impossible en médecine dans ce monde du numérique où la connaissance scientifique est immédiate et sans filtre.

Le coronavirus ne tue (presque) que les organismes déjà fragiles.

Je suis inquiet que ce minuscule être vivant ne fasse que dévoiler les immenses fractures et fragilités de nos sociétés. Les morts qui se compteront alors par millions seront ceux de l’affrontement des individus dans l’indifférence totale de l’intérêt collectif.

Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

2 – Tableau statistique du 13/03/2020 à 00h00 GMT sur les 10 pays les plus affectés

Les chiffres ci dessous sont à relativiser par rapport à la population mondiale: 7,7 milliards d’habitants

Ils portent sur les 2 premiers mois d’épidémie durant lesquels moins de 5 000 individus ont perdu la vie du fait du COVID-19

Durant ces deux mois, 23 millions de personnes sont nées dans le monde et 10 Millions d’individus sont décédés de diverses causes (dont l’âge).

En 1918, la grippe espagnole a fait entre 50 et 100 millions de morts sur une population mondiale de 1,8 milliards d’habitants à l’époque.

En 1957, la grippe asiatique a fait 2 à 3 millions de morts sur la planète dont 100 000 morts en France, France qui ne comptait alors que 44 millions d’habitants. A cette époque que j’ai vécue, il n’y a pas eu de fermeture d’écoles, si ma mémoire est bonne…….

De 1995 à 2020, des pays membres de l’OTAN, agissant en coalition de circonstance, ont causé, directement ou indirectement, la mort de plusieurs millions d’individus en larguant 1 million de bombes sur des pays qui n’avaient agressé aucun d’entre eux, sans que personne ne panique, ni ne s’émeuve.

Alors, avec moins de 5 000 morts sur la planète en deux mois, une épidémie qui régresse déjà en Chine, moins de 70 morts en France, en 49 jours d’épidémie dans le pays (moins de 2 par jours sur 67 millions d’habitants), il n’y a peut être pas encore le feu au lac …… et en tout cas de raisons de paniquer, d’autant que les chercheurs « cherchent » et semblent en passe de trouver:

https://nypost.com/2020/03/10/coronavirus-vaccine-could-be-ready-by-april-chinese-officials-say/#

Situation au 14 mars 0h00 GMT : Le coronavirus affecte 145 pays et 1 bateau de croisière international.

En fait, sur un total de 145 634 cas enregistrés sur la planète, 50 pays ont eu moins de 5 cas répertoriés pour un total cumulé de 3 décès, 30 autres pays ont entre 5 et 25 cas répertoriés pour un total cumulé de 3 décès, 32 pays ont entre 25 et 100 cas répertoriés pour un total cumulé de 35 décès. Ces chiffres sont encore dérisoires

Sur les 5 436 décès, 5 102 (94%) ont été enregistrés dans 4 pays: La Chine, l’Italie, l’Iran et l’Espagne.
11 nouveaux cas seulement ont été enregistrés en Chine lors des dernières 24 heures. C’est un très bon signe.

Pour l’Italie, l’évolution est plus préoccupante: 2547 cas nouveaux et 250 décès en 24 heures. …..

 

 

Source : Reseau International

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