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COVID-19 – Le choix des médias: la peur!

Selon les statistiques officielles*, au 23 avril 2020 :

  • 99,96% de la population mondiale échappent à la maladie COVID-19 !
  • 99,74% en Belgique, 99,76% en France, 99,69% en Italie sont saufs !

Quelle bouffée d’air frais, de voir les choses comme cela, non ?

Les médias préfèrent la peur 

Les médias préfèrent parler de morts !

Je ne vais sans doute pas me faire que des amis, ici.

Étant donné l’enjeu, cela m’est égal.

La plupart des médias nous font peur, intentionnellement ou pas.

Les journalistes listent les cas COVID-19 et les décès attribués au coronavirus au jour le jour, sans jamais les critiquer ou les mettre en perspective, en citant des exemples extrêmes qui, aussi dramatiques qu’ils soient, sont des exceptions, des cas rarissimes [1] :

  • Julie A., jeune parisienne de 16 ans, 
  • Vitor G. adolescent portugais sportif de 14 ans, 
  • Rachel, jeune belge de 12 ans, 
  • Francisco G., jeune entraîneur de football amateur espagnol de 21 ans, 
  • Ismail W.A., adolescent britannique de 13 ans, 
  • Luca D.N., jeune italien de 19 ans décédé à Londres, 
  • Une jeune femme suisse de 32 ans

Et ce nourrisson de 6 semaines, mort alors qu’il avait été testé positif au coronavirus COVID-19 [2]. 

Titres en gras, effrayants et réducteurs à souhait ! 

Dans le cas du bébé de 6 semaines, on ne prend pas de gants éthiques, cela devient : un bébé de 6 semaines meurt du coronavirus et non, avec le coronavirus COVID-19.

En tant que médecin, je ne saurais trop insister sur la difficulté de rattacher un décès à une cause précise. 

Les journalistes ne sont gênés, eux, par aucun raccourci trompeur. Ils diront certainement qu’ils n’ont fait que reprendre les termes du gouverneur états-unien.

Que ce soit clair, je trouve ces faits isolés dramatiques et je n’ose imaginer la peine des familles endeuillées auxquelles j’adresse toutes mes condoléances.

Ce que je fustige est l’entrain des médias à isoler ces faits et à s’en servir pour attiser la peur qui nourrit l’hystérie collective COVID-19, sorte d’hypnose négative généralisée qui sidère aujourd’hui un grand nombre de citoyens d’un grand nombre de pays.

Ces médias, ces personnes endossent une très lourde responsabilité dans la genèse et l’entretien de cette peur mortifère !

Ils entretiennent le climat anxiogène et le poussent au paroxysme, chaque jour, car chaque être humain peut se dire : 

« Mais alors, moi aussi je pourrais être atteint ! ».

Ce sont des cas terribles, mais rarissimes, très improbables, que ces journalistes exhibent pourtant au public non averti à longueur de journée. 

Tout ça pour faire de l’audience ?  

À force de répétitions, ce qui est sûr, c’est que les peuples finissent par croire que ces cas extrêmes sont la norme. 

Nos visions de la réalité, intoxiquées par toute cette peur irrationnelle, sont biaisées, trompées.

La panique est lancée et aujourd’hui, difficile de l’arrêter, encore plus de réfléchir, à froid car les conséquences de nos décisions prises sous l’effet de cette peur et de ces artifices sont terribles.

Or, si cela peut vous rassurer, il y a très peu de risques que vous attrapiez ce coronavirus, et surtout, il y a encore moins de risques que vous en attrapiez une forme sévère, celle qui conduit en soins intensifs !

Statistiques actuelles, au 23 avril 2020* :

Populations [3]-[4] : nombre d’habitants

  1. Monde = 7 779 715 000 
  2. Belgique = 11 431 406       
  3. France = 67 063 703    
  4. Italie = 60 494 785    
  5. Suède = 10 333 456    
  6. Japon = 126 330 302

Cas infectés par le COVID-19 [5] :

  1. Monde = 2 852 529 0,033% de la population mondiale
  2. Belgique = 41 889 0,36%     de la population belge
  3. France = 159 300 0,237% de la population française
  4. Italie = 183 957 0,304% de la population italienne
  1. Suède = 15 322 0,148% de la population suédoise
  2. Japon =  11 512 0,009% de la population japonaise

Comme on le voit, des pays comme la Suède ou le Japon qui n’ont pas recouru au confinement général, prolongé et strict, n’ont pas plus de cas COVID-19 dans leurs populations. 

Moins même !

Plutôt que de présenter la situation de façon macabre, en récitant chaque jour aux gens le nombre de cas COVID-19 ou de décès, pourquoi ne pas présenter plutôt  les chances d’échapper à cette maladie, énormes, et c’est le cas depuis le début de l’épidémie, y compris dans les pays non confinés (Japon, Suède) qui s’en sortent même mieux que les autres.

Si les médias nous répétaient, tous les jours, dans les journaux et à la télévision, que nous avons en Belgique 9974 chances/10 000 d’échapper au COVID-19 (c’est énorme, spectaculaire), plutôt que d’exécuter leur rituel sordide et trompeur, ne serions-nous pas plus détendus et mieux armés contre le stress ?

Si, bien sûr.

Pourtant, ils diraient la même chose, mais différemment, positivement. Ils ne feraient plus de la désinformation, ils feraient une autre information, salutaire, replacée dans son contexte !

Car quand le risque est si bas, ce confinement généralisé, aveugle, prolongé est néfaste. Cela devient évident !

Ou alors, après le déconfinement, il faudra également interdire à la population de traverser la rue, pour éliminer le risque de se faire écraser ! Ou de monter sur une moto, dans une voiture, de nager dans un lac ou de faire des barbecues, toutes activités potentiellement mortelles, depuis toujours, virus ou pas.

Le confinement sélectif, approprié, adapté, mesuré, limité aurait été bien plus pertinent, comme le conseille le professeur Didier Raoult, entre autres [6].

Nous connaissons les groupes où les risques de contracter le COVID-19 ou d’en mourir sont élevés [7] :

  1. Personnes âgées > 65 ans
  2. Personnes malades quel que soit l’âge
    1. Maladies pulmonaires chroniques, asthmatiques 
    2. Maladies qui affaiblissent le système immunitaire (SIDA, cancer…)
    3. Traitements qui diminuent l’immunité (chimiothérapie, corticothérapie au long cours…)
    4. Diabétiques et hypertendus [8]
    5. Maladies cardio-vasculaires
    6. Maladie rénale ou traitement par dialyse
    7. Maladie du foie (liée ou non à l’alcoolisme)

Et n’oublions pas les personnes obèses !

83% des patients COVID-19 en USI (formes graves) sont obèses [9] ! 

Si votre IMC (indice de masse corporelle, le poids divisé par la taille au carré) est supérieur à 25, vous êtes en surpoids, et s’il est supérieur à 30, vous êtes dans la catégorie à risque de la forme grave du COVID-19.  Au-delà de 40 d’IMC, vous souffrez d’obésité morbide qui, comme son nom le suggère, n’est pas bon du tout !

Aujourd’hui, 39 % des adultes (18 ans et plus) dans le monde sont concernés par l’obésité (IMC>30) ! [10]

Voilà des groupes où les précautions doivent être maximales et attentives, en fonction du contexte, au cas par cas.

Pas chez tous les autres !

Médias du monde et de Belgique, arrêtez de vous prendre pour des hérauts de pompes funèbres.

*Il existe plusieurs sites de statistiques sur le COVID-19. Je me suis référé, pour cet article, au site, fr.statista.com, au 23 avril 2020 

Dr Pascal Sacré

Source : mondialisation