La gérante d’un salon de beauté américain vient d’être inculpée pour pratique illégale de la médecine, extorsion, fraude, évasion fiscale et blanchiment d’argent.

Maria Ramos de Ruiz a en effet réalisé sur plusieurs clients un soin appelé le «vampire facial lift», qui est une technique consistant à injecter avec des micro-aiguilles dans le visage le plasma du client dans le but de régénérer sa peau. Seulement 2019 au moins deux clients du salon ont contracté le VIH. Une enquête avait alors été ouverte contre la gérante de l’institut.

Le procureur explique que « Le ministère de la Santé du Nouveau-Mexique a appris en août 2018 qu’une personne sans facteur de risque de VIH avait contracté l’infection par le sang après avoir reçu un ‘facial vampire’ au salon de beauté et spa VIP ». Et d’ajouter que la licence l’autorisant à pratiquer la cosmétologie avait expiré en 2013.

Dans l’institut, les enquêteurs ont découvert « plusieurs violations du code de la santé et des pratiques de contrôle des infections dangereuses », dont des aiguilles non emballées, du sang déversé dans l’évier de la cuisine et des seringues non étiquetées juste à côté s’aliments dans le réfrigérateur. Le magazine « People » indique par ailleurs que l’appareil qui était utilisé pour extraire le sang des clients n’était pas correctement nettoyé et désinfecté entre chaque utilisation, 137 personnes doivent se faire dépister.