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Des cœurs de porc transplantés chez l’homme d’ici à trois ans ?

En août 2017, des chercheurs de l’université Harvard publiaient, dans la revue Science, une étude établissant la possibilité de greffer des organes de porcs à l’être humain. Ils dévoilent être parvenus à empêcher le rejet systématique des tissus porcins par le corps humain. La transplantation était jusque-là rendue impossible par un virus cancéreux contenu dans l’ADN des cochons infectant les cellules humaines. Les chercheurs de Harvard sont parvenus à modifier génétiquement des embryons de cochon afin d’en extraire le virus en question. Ces cochons ont ensuite vécu en bonne santé avec des organes fonctionnels potentiellement transplantables chez l’homme.

Dans la lignée de ces travaux, le professeur English annonce au Telegraph que son confrère et ancien disciple le professeur McGregor et son équipe de l’université d’Alabama, sont sur le point, d’ici à quelques mois, de procéder à la transplantation d’un rein de porc à un être humain. Il est prudent de commencer par cette étape qui permettra au patient de se remettre de l’opération si elle venait à échouer. Mais si elle venait à être couronnée de succès, l’opération ouvrirait la voie à d’autres transplantations et notamment à des transplantations cardiaques alors que les listes de patients en attente d’un nouveau cœur sont longues.

« Si cela fonctionne avec un rein, cela fonctionnera avec un cœur »

« Si les résultats de la xénotransplantaion sont satisfaisants avec des reins de porc chez l’homme, il est probable que des cœurs porcins soient utilisés avec succès chez des humains d’ici à quelques années, explique-t-il, évoquant une estimation de trois ans. Si cela fonctionne avec un rein, cela fonctionnera avec un cœur. » Sir Terence English a conscience que « des défenseurs des droits des animaux diront que c’est une mauvaise chose, mais si l’on peut sauver une vie (humaine), n’est-ce pas légèrement mieux ? »

Source : Le Point

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