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Des Ouïghours musulmans forcés à manger du porc et à boire de l’alcool en guise de punition dans les camps en Chine

Les musulmans sont contraints de manger du porc et de boire de l’alcool en guise de punition dans les camps de rééducation islamique en Chine, révèlent les anciens détenus.

Plus de deux millions de Ouïghours sont internés de force en Chine : que se passe-t-il au Xinjiang ?

Dans le Xinjiang , plus de deux millions de Ouïghours sont encore internés de force dans des « camps de rééducation politique » par les autorités chinoises. Des notes et rapports provenant directement du gouvernement chinois ont été récemment révélés, offrant un regard sur ses ambitions — rien d’autre qu’un « génocide culturel » par la violence morale et physique systématique frappant tout un peuple, selon la formule d’Adrian Zenz, chercheur indépendant qui a le premier alerté l’opinion sur leur sort.

LES CAMPS AU SERVICE D’UN « GÉNOCIDE CULTUREL »

Swawn Zhang, un étudiant canadien traquant ces camps ultra-sécurisés par satellite, expliquait à Libération à l’été 2018, la teneur des « formations ». :

« Il y a quatre parties. La « formation militaire », qui consiste à rester debout en rangs ou à marcher au pas, au moins six à huit heures par jour. Les « cours de chinois », où les détenus doivent maîtriser une liste de vocabulaire. « La politique et le droit », soit surtout les pensées du président, Xi Jinping. Enfin, les « compétences professionnelles », comme la cuisine, la soudure et la couture. La formation de base dure trois mois. Les cours de chinois et de politique sont sanctionnés par des examens. Si à l’issue des trois mois, le niveau des prisonniers n’est pas jugé suffisant, ils doivent rester et recommencer. Sans limite de durée. »

Les camps voient des internements de manière non consentie, sont lourdement surveillés et ont leurs forces de police spécifiquement détachées. L’objectif affiché : le lavage de cerveau. Zhang a minutieusement cartographié les camps et en compte près de 94.

Une pression culturelle et psychologique est portée sur les internés.

Les familles y sont séparées, et tout ce qui a trait à la culture d’origine est proscrit. Parallèlement aux « cours de rééducation politique », les Ouïghours, de confession musulmane, se voient interdire tout échange dans leur langue, leurs tenues traditionnelles, le respect de leurs traditions, et sous la contrainte doivent consommer du porc et des boissons alcoolisées.

Dans les camps, la violence est aussi physique, rapportent des observateurs ou des rescapés : les actes de torture seraient fréquents, et une commission présentait récemment à l’ONU ses craintes d’un trafic d’organes systématisé, qui mènerait à la création d’un « réservoir » pour l’ensemble du pays. Le viol des femmes internées serait fréquent, et certains témoignages parlent de pratique de stérilisation forcée. Les internés vivraient dans des conditions d’hygiène critiques, sans accès aux soins dans des infrastructures surpeuplées, pour les enfants comme leurs parents.

À ce jour, très peu d’images ont filtré de ces camps confidentiels, il est difficile de recueillir des images de ces structures ultra-sécurisées. Des images, prises par drone et publiées en ligne en septembre dernier, montraient des dizaines de Ouïghours encadrés par des forces armées, les yeux bandés et le crâne rasé — une vidéo qui semblerait authentique, aux yeux de chercheurs et d’observateurs indépendants.

Ces images filmées par un drone confirment que des déplacements massifs de détenus ont été effectués dans le plus grand secret au Xinjiang, où le Parti communiste chinois mène une campagne d’assimilation et de détention forcée des minorités ethniques.

Via : dailygeekshow

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