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En 2009, la CIA avait imaginé une pandémie faisant “des dizaines de millions de morts”

Tous les quatre ans, les services de renseignements américains  établissent un rapport qui est déposé sur le bureau du président américain lors de sa prise de fonction, avant d’être publié pour le grand public.

L’édition 2009 – destinée à Barack Obama – imaginait ainsi comment serait le monde en 2025. Un passage en particulier sur le “déclenchement possible d’une pandémie mondiale”, semble s’appliquer à la perfection aujourd’hui.

“L’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n’existe pas de traitement adéquat, pourrait déclencher une pandémie mondiale. Si une telle maladie apparaît, d’ici 2025, des tensions et des conflits internes ou transfrontaliers ne manqueront pas d’éclater. En effet, les nations s’efforceront alors – avec des capacités insuffisantes – de contrôler les mouvements des populations cherchant à éviter l’infection ou de préserver leur accès aux ressources naturelles », peut-on lire dans ce rapport, qui a été publié en 2009 aux éditions Robert Laffont.

“Corona, terme codé pour la pandémie ultime”

Les experts avaient également vu juste sur le type de maladie qui risquait de se répandre dans le monde: “L’apparition d’une pandémie dépend de la mutation génétique naturelle, de la recombinaison de souches virales déjà en circulation ou encore de l’irruption d’un nouveau facteur pathogène dans la population humaine. Les experts voient dans les souches hautement pathogènes de la grippe aviaire telles que le H5N1 des candidats probables à ce type de transformation, mais d’autres agents pathogènes, comme le coronavirus du SRAS et diverses souches de la grippe, auraient les mêmes propriétés”.

Dans le précédent rapport de la CIA, préfacé par Alexandre Adler, il était d’ailleurs déjà fait mention du mot “corona”. Rien d’étonnant pour ce spécialiste des questions de géopolitique, qui a expliqué sur le site de Public Sénat: “‘Corona’ est un terme codé qui était utilisé par les épidémiologistes en Amérique pour nommer ce qu’ils considéraient comme la pandémie ultime”.

La CIA avait estimé qu’une telle maladie pouvait se déclarer “dans une zone à forte densité de population, de grande proximité entre humains et animaux, comme il en existe en Chine et dans le Sud-Est asiatique où les populations vivent au contact du bétail”. Une théorie encore une fois confirmée, puisque le Covid-19 serait apparu sur le marché de Wuhan, en Chine, où étaient vendus  de nombreux animaux exotiques.

Des “dizaines de millions” de morts

Enfin, le pire scénario imaginé par les experts américains fait froid dans le dos: “Les malades seraient de plus en plus nombreux, de nouveaux cas apparaissant tous les mois. L’absence d’un vaccin efficace ou d’immunité dans le reste du monde exposerait les populations à la contagion. Dans le pire des cas, ce sont de dix à plusieurs centaines de millions d’Occidentaux qui contracteraient la maladie, et les morts se compteraient par dizaines de millions. Dans le reste du monde, la dégradation des infrastructures vitales et les pertes économiques à l’échelle mondiale entraîneraient l’infection d’un tiers de la population du globe et la mort de centaines de millions d’êtres humains”.

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