Et la princesse ne se réveilla jamais de son sommeil éternel… Dernière cible des défenseurs de la « cancel culture », Blanche-Neige et les sept nains, le conte des frères Grimm (1812), fait, au nom d’un progressisme échevelé, l’objet d’une critique au vitriol dans la presse américaine. Alors que les parcs Disney rouvrent leurs portes aux États-Unis, un article crée la polémique autour de la scène du baiser, jugé « non consenti ».

Deux critiques du SF Gate, édition en ligne du San Francisco Chronicle, l’un des quotidiens les plus importants de Californie, pointent, dans un article paru le 1er mai, ce qui relève pour elles d’« un problème majeur ». Et ce n’est pas le dessein morbide de la reine – quatre tentatives d’assassinat à l’endroit de la princesse – qui les interpelle. Mais la scène finale du conte, celle du baiser.

À l’origine du sacrilège : une visite au parc Disneyland d’Anaheim, en Californie, rouvert vendredi 30 avril, après 400 jours de fermeture en raison de la crise sanitaire. Et un tour malheureux des chroniqueuses dans l’attraction adaptée du conte, à laquelle a tout juste été ajoutée la scène du « grand final », nommée « True love’s kiss » (« Baiser d’amour »).  […]

Le Point