Condamnant l’agression d’Emmanuel Macron lors de son déplacement dans la Drôme, le président de l’UPR a vivement critiqué le bilan du Président et dénoncé «une situation délétère, très mauvaise en France, en période préélectorale».

Dans une interview à Sputnik, François Asselineau condamne fermement la gifle assenée mardi 8 juin à Emmanuel Macron en déplacement à Tain-l’Hermitage, dans la Drôme.

«Comme tout le monde, je condamne toute violence. Il ne faut pas admettre ce genre d’acte violent contre le chef de l’État, non seulement pour la personne de Monsieur Macron, mais aussi pour ce qu’il représente. C’est quand même le symbole de la République française.»

Il dénonce «une situation délétère, très mauvaise en France, en période préélectorale». Pour tenter d’expliquer cette agression, le président de l’UPR revient sur le contexte.

Gilets jaunes et couverture médiatique

François Asselineau évoque tout d’abord la crise des Gilets jaunes et l’usage des LBD pendant les manifestations. Emmanuel Macron «exaspère une partie importante de la population», estime-t-il. «Il y a eu plusieurs dizaines de personnes qui ont été soit tuées soit blessées, soit handicapées à vie».

Abordant le sujet de la présidentielle à venir, l’homme politique reproche au Président de la République d’être en campagne sans le dire avec les moyens de l’État.

«Il y a la logistique, le transport, il bénéficie de toute la couverture médiatique en dehors de tout contrôle alors même qu’on est en précampagne présidentielle. Il utilise des moyens qui visent à museler une partie de l’opposition», affirme-t-il, estimant l’UPR victime «qui n’a accès à rien du tout».

«Abaissement de la fonction présidentielle»

François Asselineau renchérit, dénonçant «l’abaissement de la fonction présidentielle [qui] découle de l’attitude d’Emmanuel Macron».

«On ne peut pas à la fois se comporter comme il se comporte en recevant à l’Élysée des youtubeurs, en faisant des blagues de potache, en détruisant lui-même le respect de sa fonction et puis s’étonner que les gens le traitent quasiment comme un copain ou comme un camarade de jeux».«Une partie des Français ont le sentiment que Monsieur Macron ne défend pas les intérêts du peuple français, mais qu’il défend les intérêts de forces étrangères, de l’Union européenne, de l’oligarchie euroatlantiste, des forces de l’Otan», note-t-il.

«Une très forte tension dans la société française»

Le président de l’UPR estime que cet épisode «devrait ramener à la raison» Emmanuel Macron qui devrait «faire davantage attention et peut-être suspendre cette campagne qui ne dit pas son nom [son tour de France, ndlr]».

«Il ne peut pas être à la tête d’un État qui a vu exploser le nombre de pauvres en France et parallèlement exploser le nombre de milliardaires. Il y a quand même une gestion d’un État qui est très très inégalitaire. Il ne peut pas faire ça et penser que les gens l’aiment. Il y a une très forte tension dans la société française».

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