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Guerre en Libye: l’armée algérienne est prête à faire face «à n’importe quel danger»

Sur fond de l’annonce turque d’envoyer des forces armées en Libye, le chef de l’armée algérienne a affirmé lundi 30 décembre que «nous ferons face […] à quiconque tente de porter atteinte à notre souveraineté nationale».

Au lendemain de sa visite éclair en Tunisie, Recep Tayyip Erdogan a annoncé jeudi 26 décembre que son gouvernement soumettrait au Parlement une motion autorisant le chef de l’État à déployer l’armée en Libye.

Dans un discours prononcé lundi 30 décembre devant les hauts gradés de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne, soit quatre jours après la réunion du Haut conseil de sécurité (HCS) convoquée jeudi 26 décembre par le Président Abdelmadjid Tebboune, le général-major Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’ANP, a affirmé que l’armée était prête à faire face «à n’importe quel danger», indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

«Nous réaffirmons que nous resterons mobilisés au service de la patrie et nous ne dévierons jamais de nos engagements constitutionnels quelles que soient les circonstances», a affirmé le chef d’état-major de l’ANP. «Nous ferons toujours face aux ennemis de la patrie et à quiconque tente de porter atteinte à notre souveraineté nationale», a-t-il mis en garde.Par ailleurs, Saïd Chengriha a mis en avant «le rôle primordial qu’a joué l’ANP aux côtés du peuple algérien face au complot dangereux qui visait la stabilité de l’Algérie et les fondements de l’État, et la neutralisation de ses institutions constitutionnelles pour la faire sombrer dans un marais de chaos et de violence».

La guerre en Libye va-t-elle s’intensifier ?

Recep Tayyip Erdogan a effectué, mercredi 25 décembre, une visite surprise à Tunis où il a évoqué avec son homologue tunisien le conflit en Libye et les tensions régionales.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 26 décembre à Tunis, Fathi Bachagha, le ministre libyen de l’Intérieur du gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, a averti que si l’offensive lancée le 12 décembre par le maréchal Khalifa Haftar contre Tripoli «aboutissait à la chute de la capitale libyenne», ceci entraînerait inéluctablement «la chute d’Alger et de Tunis».

«Si Tripoli tombe, Tunis et Alger tomberont à leur tour», a-t-il déclaré, selon le quotidien Tunisie. «Il s’agit d’une tentative de semer l’anarchie dans la région et de faire main basse sur l’Afrique du Nord», a-t-il mis en garde.