Il saisit la justice française pour avoir la liberté de choisir son vaccin


Dans le Loiret, un homme a saisi le tribunal administratif pour demander la possibilité de désigner son vaccin contre le Covid-19. Les autorités ne considèrent pourtant pas cette liberté de choix comme fondamentale.

Afin de se faire vacciner contre le Covid-19, un habitant de Villemandeur, dans le Loiret, a pris rendez-vous via Doctolib. Sur le site il a découvert que pour la date souhaitée, à savoir le 16 avril, seuls des créneaux avec le vaccin d’AstraZeneca étaient disponibles. Réticent à l’idée, il a saisi le tribunal administratif, rapporte France Bleu.

Dans la requête déposée auprès du tribunal administratif d’Orléans, il demande à ce que la liberté de choisir son vaccin soit reconnue à chacun.

La première audience s’est tenue mercredi 7 avril. Selon les arguments avancés par un représentant de la préfecture du Loiret, la vaccination n’est pas obligatoire mais facultative.

«Dès lors, la liberté de choisir son vaccin ne saurait être considérée comme une liberté fondamentale», est-il argumenté.Un responsable de l’Agence régionale de santé, présent aussi à l’audience, a avancé que chaque étape de la stratégie vaccinale ciblait un certain groupe d’âge, ce qui peut impliquer tel ou tel vaccin. De plus, la répartition des doses dépend aussi des stocks, des volumes approvisionnés et des dates d’homologation.

Le tribunal doit trancher dans les prochains jours.

Quatre vaccins homologués

Pour le moment, quatre vaccins sont autorisés dans l’UE et en France par conséquent: celui de Pfizer/BioNtech, dès fin 2020, suivi par celui de Moderna début janvier 2021. Les deux reposent sur le même principe, l’ARN messager. Fin janvier le vaccin d’AstraZeneca à vecteur viral a obtenu le feu vert pour son utilisation au sein de l’UE. Enfin, le vaccin de Johnson & Johnson a été autorisé par le régulateur européen en mars et doit arriver en France à partir du 19 avril.

Tandis que le Pfizer/BioNtech et le Moderna sont autorisés pour les personnes âgées de plus de 18 ans, l’AstraZeneca est dorénavant injecté en France aux patients de plus de 55 ans. Des restrictions similaires sont en vigueur dans plusieurs autres pays de l’UE, après des rapports d’apparition de caillots sanguins et de décès. Le 7 avril, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé 18 morts liées au vaccin d’AstraZeneca en Europe et au Royaume-Uni. Selon le régulateur, les caillots doivent être répertoriés comme un effet secondaire «très rare». L’EMA estime néanmoins que la balance bénéfice/risque reste positive.

Quant à la France, selon l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), au 25 mars quatre décès sont signalés suite à des troubles thromboemboliques survenus après l’injection de l’AstraZeneca.

Certains Français boudent donc ce médicament: le week-end passé plusieurs centres de vaccination du Pas-de-Calais et du Nord ont renvoyé des lots inutilisés faute de volontaires.

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