Interrogé sur ses phrases polémiques, Macron assure n’avoir « jamais méprisé les Françaises et les Français »

Le président-candidat a déploré la décontextualisation de petites phrases qu’il a prononcées au cours de son quinquennat et qui ont choqué les Français.

Les « macronades », ces phrases polémiques prononcées par le chef de l’État, ont marqué le quinquennat d’Emmanuel Macron et entâché le rapport qu’il entretient avec la population française. À moins d’une semaine du premier tour de la présidentielle qu’il entend bien remporter, il est revenu sur ces propos qui ont parfois choqué.

« Je n’ai jamais méprisé les Françaises et les Français », a-t-il assuré aux lecteurs de journaux du groupe Ebra, dont le Dauphiné Libéré. « Je n’ai jamais considéré que c’était des petites phrases, comme si face à quelqu’un je sortais le bon mot que j’avais préparé. C’est le fruit d’une spontanéité qu’on décontextualise », a ajouté le président-candidat.

« Ceux qui ne sont rien », « je traverse la rue et je vous trouve du travail », « emmerder » les non-vaccinés contre le Covid-19… Cinq années de petites phrases qui ont surpris et même indigné au sein de l’opinion.

« J’ai choqué des gens »

« Quand on remet dans le contexte, la familiarité ne signifie pas provocation. Mais il y a une chose qui m’importe, c’est de ne pas blesser », poursuit Emmanuel Macron, n’ayant que pour seul regret ses mots en tant que ministre de l’Économie aux salariées « illettrées » du groupe GAD.

« Avec les autres phrases, je ne pense pas avoir blessé. J’ai choqué des gens, mes oppositions les ont utilisées pour faire un portrait chinois qui n’est pas mon tempérament », poursuit le candidat de la République en marche, se définissant « plutôt » comme « un affectif, un tactile qui aime convaincre et qui dit les choses en essayant de trouver des solutions ».

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