Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a accusé, jeudi 31 décembre, le président américain sortant Donald Trump de chercher à fabriquer « un prétexte » pour lancer « une guerre ».

Zarif a tenu ces propos à quelques jours du premier anniversaire de l’assassinat du puissant général iranien et artisan de la stratégie régionale de Téhéran, Qassem Soleimani, tué le 3 janvier 2020 dans une frappe américaine à Bagdad ordonnée par Donald Trump.

Le porte-avions américain USS Nimitz a été déployé fin novembre dans le Golfe tandis que deux bombardiers américains B-52 ont survolé la région le 10 décembre dans une démonstration de force dirigée notamment contre l’Iran.

« Au lieu de combattre le nouveau coronavirus aux États-Unis, Donald Trump et ses complices gâchent des milliards pour faire voler des B-52 et envoyer l’armada dans NOTRE région », a tweeté M. Zarif.

« Des renseignements irakiens ont signalé l’existence d’un complot pour FABRIQUER un prétexte afin de (lancer) une guerre », a-t-il ajouté.

Après l’assassinat de Soleimani, l’Iran avait annoncé une première riposte en tirant des missiles sur des bases américaines en Irak.

« L’Iran ne cherche pas la guerre, mais répondra OUVERTEMENT et DIRECTEMENT pour défendre son peuple, sa sécurité et ses intérêts vitaux », a encore écrit M. Zarif.

La semaine dernière, M. Trump avait indiqué qu’il tiendrait l’Iran pour « responsable » de toute attaque meurtrière contre des Américains en Irak, après avoir accusé Téhéran d’être derrière des tirs de roquettes contre l’ambassade américaine à Bagdad le 20 décembre. Une information fermement démentie par Téhéran.

Le chef de la diplomatie iranienne avait alors répondu en mettant en garde M. Trump contre tout « aventurisme » avant son départ de la Maison-Blanche le 20 janvier, après un mandat durant lequel il a mené une campagne de « pression maximale » sur Téhéran, avec comme points culminants le retrait unilatéral de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et le rétablissement de lourdes sanctions contre la République islamique.

Source :almanar