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La Chine et l’Iran dénoncent la «maladie chronique» du racisme aux Etats-Unis

Ce lundi, la Chine a dénoncé la «maladie chronique» du racisme aux Etats-Unis à la suite de la mort de George Floyd qui a provoqué des manifestations dans l’ensemble du pays. 

Zhao Lijian, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que «les troubles dans plusieurs villes américaines sont le signe de la gravité du problème du racisme et de la violence policière aux Etats-Unis».

L’Iran a appelé les Etats-Unis à «arrêter les violences» contre leur propre peuple après la mort de George Floyd.

Abbas Moussavi, le porte-parole du ministère des Affaire étrangères iranien, a déclaré  lors d’une conférence de presse à Téhéran: «Au peuple américain, le monde a entendu votre cri sur l’état d’oppression. Le monde est à vos côtés»; «Et aux fonctionnaires et à la police américains: arrêtez la violence contre votre peuple et laissez-le respirer».

Zhao Lijian, en réaction à l’influence de Pékin dans l’ancienne colonie britannique,  a fait le rapprochement entre les violences aux Etats-Unis et celles qui ont eu lieu à Hong Kong en déclarant que les violences policières sur leur sol est «un cas d’école de leur deux poids – deux mesures de renommée mondiale» car «pourquoi les Etats-Unis traitent-ils en héros les partisans de la violence et de la prétendue indépendance de Hong Kong, tout en qualifiant ceux qui dénoncent le racisme d’émeutiers?»

De plus, la Chine a promis ce matin une «contre-attaque» aux Etats-Unis suite aux déclarations de Donald Trump qui veut limiter l’entrée des citoyens chinois aux Etats-Unis et aussi imposer des sanctions commerciales à Hong Kong. Dans une déclaration , Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis stoppent l’entrée sur leur territoire de ressortissants chinois qui présentent «un risque potentiel pour la sécurité du pays».

Il s’agit de la deuxième réaction de Pékin depuis les mesures annoncées vendredi par le locataire de la Maison blanche. Elles surviennent dans un contexte de tensions fortes autour du Covid-19 et du commerce bilatéral. Vendredi dernier, Pékin a accusé Washington de «prendre en otage» le Conseil de sécurité de l’Onu.

Le 28 mai, l’Iran a défié de manière démonstrative les Etats-Unis en montrant ses nouveaux bateaux de guerre qui peuvent, selon les autorités iraniennes, intervenir dans le Golfe et dans l’océan atlantique.

source:http://www.observateurcontinental.fr/?module=news&action=view&id=1641