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La justice US condamne Téhéran à payer près de 1,5 milliard de dollars à la famille d’un agent du FBI mort en Iran

Un tribunal de Washington DC a condamné l’Iran au payement d’une amende de 1,457 milliard de dollars à la famille de l’ex-agent du FBI Robert Levinson, lequel est mort en captivité dans ce pays, a indiqué le site d’information Florida Phoenix. L’Iran, quant à lui, a affirmé en mars que M.Levinson avait quitté le pays «depuis plusieurs années».

Le juge Timothy J.Kelly du tribunal de Washington DC a condamné Téhéran à payer une amende de près d’un milliard et demi de dollars à la famille de l’ex-agent du FBI Robert Levinson, disparu en Iran depuis 2007 alors qu’il enquêtait sur une affaire de blanchiment d’argent, a rapporté le site d’information Florida Phoenix. La famille de Levinson avait annoncé son décès plus tôt cette année.

La décision du juge, signée à la fin de la semaine dernière, ordonne au gouvernement iranien de verser à la famille Levinson, en l’occurrence sa femme Christine et leurs sept enfants, un total de 1,457 milliard de dollars en dommages-intérêts compensatoires et punitifs pour «comportement scandaleux» et dans le but «de dissuader une telle conduite dans le futur».

La famille réagit à la sentence

«Cette décision est la première étape pour rendre justice à Robert Levinson, un citoyen américain qui a été enlevé et soumis à des souffrances inimaginables pendant plus de 13 ans», a déclaré la famille dans un communiqué relayé par l’agence Reuters.

«Jusqu’à présent, l’Iran n’a subi aucune condamnation pour ses actions. La décision du juge Kelly ne ramènera pas Bob [Robert, ndlr] à la maison, mais nous espérons qu’elle servira d’avertissement à l’Iran contre la prise d’autres otages», a-t-elle ajouté.

Reuters a indiqué qu’un porte-parole de la mission de l’Iran auprès des Nations unies avait refusé de commenter cette décision de justice.

Les faits

Robert Levinson a été kidnappé en mars 2007 sur l’île de Kish, une station balnéaire du golfe Persique près de l’Iran alors qu’il aidait la CIA à enquêter sur une affaire de blanchiment d’argent impliquant la vente de pétrole iranien, a informé le site Florida Phoenix.

De son côté, Reuters a également signalé que M.Levinson avait rencontré sur l’île un militant islamiste américain, Daoud Salahouddine, qui avait fui en Iran alors qu’il avait été accusé en 1980 du meurtre d’un ancien responsable de l’ambassade iranienne à Washington. Ce dernier critiquait la révolution iranienne, selon la même source.

Après son enlèvement, les membres de sa famille avaient reçu un certain nombre de communications et de photos d’Iran montrant Robert Levinson habillé en combinaison de couleur orange vif. Dans une vidéo, M.Levinson avait même sollicité de l’aide d’une voix tremblante, selon Florida Phoenix.

Mme Levinson et les autres membres de sa famille ont annoncé sa mort sur le site Web qu’ils avaient créé pour faire connaitre sa situation à l’opinion publique.

La famille n’a pas récupéré son corps et ne sait pas exactement comment il est mort, mais des responsables iraniens ont informé que cela s’était passé avant le début de la pandémie de Covid-19, selon le site américain.

La position de l’Iran

Le jeudi 27 mars, le lendemain de l’annonce de la mort de Robert Levinson par sa famille, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a affirmé lors d’un point-presse que «sur la base de preuves crédibles, M.Levinson avait quitté le sol iranien pour une destination inconnue, il y a déjà des années», selon le site d’information Press TV. Le responsable a également rappelé que les États-Unis «avaient eux-mêmes confirmé à l’époque son départ de l’Iran».

Par ailleurs, M.Mousavi a souligné que «la République islamique avait, ces dernières années, fait tout son possible pour trouver des preuves indiquant le sort exact de Levinson». Malheureusement, «l’enquête de Téhéran n’avait donné aucune piste indiquant que Levinson était toujours en vie», a-t-il précisé, exprimant «ses condoléances à sa famille pour sa disparition».

L’Iran avait mis en garde, à l’époque, les États-Unis contre la politisation de la mort éventuelle de l’ancien agent du FBI, qui, selon l’administration américaine, était décédé en détention.

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