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La moitié des manifestants anti-Trump arrêtés à Portland n’ont pas voté

En faisant des recherches sur les manifestants arrêtés lors d’un rassemblement anti-Trump, la chaîne KGW a découvert que beaucoup n’avaient pas voté.

La manifestation anti-Trump du 11 novembre à Portland, aux États-Unis, a été secouée par de nombreux incidents : drapeaux brûlés, équipement électriques saccagés, vitres brisées. Des coups de feu ont même été tirés en marge du cortège, et un manifestant blessé à la jambe. Les dégâts sont estimés à 1 million de dollars. La police a décidé de sévir et a arrêté certain des manifestants les plus virulents. Sur les 112 personnes interpelées  cette nuit là, il a été établi que 35 n’avaient pas déposé de bulletin de vote le 9 novembre, et que 35 autres n’étaient même pas inscrits sur les listes électorales de l’Oregon (bien qu’étant citoyens de l’État). Parmi eux, on trouve même quatre mineurs n’ayant pas encore accès au vote.

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(Capture d’écran YouTube)

On peut donc s’interroger sur la légitimité de ces gens à venir râler contre un truc qu’ils auraient pu contribuer à empêcher en mettant un petit bout de papier dans une urne. Dès lors, la théorie de membres anarchistes venus profiter de la manifestation pour exprimer leur opposition au système électoral paraît être l’une des plus probables.

L’une des personnes arrêtées, Kevin Girgsby, explique son geste : “Je n’ai pas voté car ce qui compte vraiment c’est le système électoral américain. Nous devons changer ça car nos votes ne comptent pas si nous n’avons pas assez de grands électeurs.” Il faut dire que l’Oregon n’a que sept grands électeurs, une goutte d’eau quand on sait qu’il en faut 270 pour faire élire le président.

Pas d’amalgame

Suite à cette affaire, des voix appellent au calme et demandent de ne pas faire d’amalgame avec les personnes venues manifester uniquement contre l’élection de Donald Trump. “Vous ne regardez qu’un échantillon des gens présents : ceux qui se sont fait arrêter. Je ne pense pas qu’ils soient représentatifs de tout le reste”, se plaint l’un des manifestants à KGW.

Depuis l’élection de Donald Trump le 9 novembre, de nombreuses manifestations s’organisent quotidiennement pour protester contre celui que beaucoup voient comme indigne d’exercer la fonction présidentielle. Le mouvement a rapidement pris dans des grandes villes comme NewYork, Boston et Chicago, où des milliers de personnes ont envahi les rues en scandant des slogans comme “Not my president” (pas mon président) ou “Trump has to go” (Trump doit partir).