Après avoir annoncé la présence de ses soldats dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a fait marche arrière vendredi, évoquant un “problème de communication en interne”, à l’heure où le bilan de ses frappes dans ce territoire palestinien cette semaine franchit le seuil des 100 morts.

“L’aviation israélienne et des troupes au sol mènent actuellement une attaque dans Gaza”, a d’abord écrit l’armée dans un bref message. Interrogé par l’AFP, le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus, a confirmé que des soldats étaient entrés “dans” la bande de Gaza contrôlée par Hamas, sans préciser leur nombre, ni la durée, ni l’étendue de l’opération.

Puis, deux heures plus tard, le porte-parole de l’armée israélienne a émis une “clarification” pour dire “qu’il n’y avait actuellement pas de troupes dans la bande de Gaza”.

Dans la nuit dernière, l’aviation israélienne a poursuivi ses bombardements massifs sur Gaza, alors que des centaines d’habitants palestiniens ont dû quitter leurs maisons précipitamment pour fuir les frappes.

Peu après minuit, les groupes de résistance palestiniens dans la bande de Gaza ont tiré un nouveau barrage de roquettes vers le sud d’Israël.

La précédente guerre entre Israël et le Hamas en 2014 avait duré 50 jours et fait au moins 2251 morts côté palestinien, en majorité des civils, et 74 côté israélien, presque tous des soldats.

Depuis le début de ce nouveau cycle de violences lundi, 119 Palestiniens, dont 31 enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, et +600 blessés, selon un dernier bilan du ministère local de la Santé.

En Israël, 9 personnes, dont un enfant de six ans et un soldat, ont péri.