Le Forum économique mondial se penchera sur la manière de contrer la « mésinformation » lors de sa réunion annuelle de 2023

Le groupe international veut anticiper et atténuer ce qu’il considère comme étant de la mésinformation.

Le Forum économique mondial (FEM), une organisation mondiale non élue qui cherche à « façonner les agendas mondiaux, régionaux et industriels », a annoncé le programme de sa réunion annuelle de 2023, qui comprend un panel sur la lutte contre la « mésinformation. »

Le panel s’intitule « Countering Threats in the Age of Black Swans » et aura lieu le 18 janvier 2023 à 9 heures, heure normale de l’Est (HNE).

La description de la table ronde ne définit pas la désinformation, mais affirme qu’un « large éventail d’acteurs » a accès à « une capacité toujours plus grande de diffusion de la mésinformation. » Cette capacité, selon le FEM, est censée aggraver les « menaces qui étaient autrefois considérées comme aberrantes ».

Au cours de la table ronde, les intervenants discuteront de la manière de prévoir, d’atténuer et de contrer ces menaces qui sont censées être aggravées par la mésinformation.

Alors que la description du panel ne définit pas la mésinformation, un récent post promouvant la réunion annuelle du FEM suggère que le groupe considère la critique du FEM et la remise en question des récits dominants du Covid-19 comme de la mésinformation.

Dans ce post, le FEM se plaint d’avoir été la cible de « campagnes de désinformation » et renvoie à un autre post où son directeur général, Adrian Monck, suggère que les critiques du slogan controversé du FEM « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux » sont liées à une « campagne de mésinformation ».

En plus de qualifier la critique de ce slogan de désinformation, Monck déplore également « la mésinformation concernant le COVID-19 et les vaccins. »

Non seulement Monck qualifie ces sujets de désinformation, mais il affirme également que « la mésinformation fait dérailler la liberté d’expression » et appelle à « agir pour empêcher que les mensonges soient acceptés comme des vérités. »

Ce post de Monck est l’un des nombreux exemples du FEM qui pousse à la censure de ce qu’il considère comme de la mésinformation. Le FEM et les dirigeants mondiaux qui participent à ses réunions ont déjà expliqué comment les Big Tech s’associent à des organisations intergouvernementales telles que l’ONU pour lutter contre la désinformationont exigé que les entreprises de médias sociaux luttent contre les « rumeurs » et ont encouragé l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour censurer la mésinformation.

Traduction de Reclaim The Net par Aube Digitale