Le Pentagone déploie le porte-avions Nimitz dans le Golfe Persique pour appuyer Israël face à l’Iran ?

L’USS Nimitz dont une réplique made in Iran, a été royalement prise à partie en août dernier par un raid hélicoptère et de drone simultané de la marine iranienne alors en exercice naval est de retour dans le golfe Persique et l’entité sioniste qui commence peu à peu à prendre conscience de l’ampleur des risques qu’il a pris en revendiquant l’assassinat terroriste du savant atomiste iranien semble y voir son « saveur ». 

Visiblement au courant des moindres détails de l’action navale iranienne de ces deux dernières semaines au nombre des quelles figurent entre autre le dévoile du premier cité de combat flottant iranienne ou encore cet impressionnant parade de 1000 vedettes rapides iraniennes, Rebecca Rebarich, porte-parole de la 5e Flotte qui couvre le Moyen-Orient s’est précipité samedi pour dire que si le Pentagone a déployé, ces derniers jours, le porte-avions USS Nimitz dans le golfe Persique, cela n’a été provoqué par «aucune menace» après l’assassinat d’un scientifique nucléaire iranien, mais plutôt pour compenser le retrait des troupes américaines d’Afghanistan

  «Aucune menace spécifique n’a provoqué le retour du groupe aéronaval du Nimitz», a déclaré samedi la capitaine de frégate Rebecca Rebarich, porte-parole de la 5e Flotte qui couvre le Moyen-Orient.

Dans un communiqué séparé, le Pentagone a lui aussi lié, avec une hâte inouïe, ce déploiement à «la réduction du nombre de militaires américains déployés en Irak et en Afghanistan», annoncée le 18 novembre par le nouveau ministre de la Défense par intérim, Christopher Miller et qu’il a chiffré à environ 2000 militaires qui vont se retirer d’Afghanistan d’ici le 15 janvier, et 500 autres quitteront l’Irak pour ne laisser que 2500 soldats dans chaque pays, comme pour mettre les points sur i et affirmer qu’un clash Israël/Iran verrait difficilement les USA être engagés aux cotés de Tel-Aviv.

Le Pentagone ajoute d’ailleurs : «Le ministère américain de la Défense défendra la sécurité de ses forces pendant qu’elles continuent à protéger les Américains et nos intérêts à l’étranger». Ce qui signifie que même Trump, si largement à la cause sioniste, n’irait pas risquer sa peau en cas de guerre Israël/Iran.

D’où cette polémique qui fuse depuis deux jours au sein des milieux militaires sionistes lesquels reprochent à Netanyahu d’avoir violé la politique d’ambiguïté face à l’Iran en particulier et à l’axe de la Résistance en général :  » Déjà qu’avec le Hezbollah, nous risquons le pire et pour cause de cette tendance du PM à tirer la couverture à soi. Voilà que l’Iran s’y ajoute!… Ce qu’Israël récoltera sera une restriction de la marge de manœuvre du Mossad, une sécurité nationale exposée », a estimé Alex Fishman, chroniqueur de Ynet.

Vendredi, le jour où le savant atomiste iranien se faisait lâchement assassiné, la presse israélienne citant des sources militaires reconnaissaient que près de trois mois après la mort de Kamel Mohsen, « le Hezbollah libanais avait réussi à maintenir son équation dissuasive contre l’armée israélienne », équation que des « exercices militaires aériens, terrestres et navales continus d’Israël n’ont réussi à contrer » : « en cas d’une éventuelle prochaine guerre, l’armée de l’air israélienne ne saurait contrer une offensive conjugué des forces terrestres du Hezbollah et de ses unités balistiques », a d’ailleurs noté le vétéran militaire et journaliste israélien, Ron Ben-Yishai car « le Hezbollah au Liban avait promu ses potentiels militaires, de sorte qu’il sait faire en un seul jour tout ce qu’il a fait pendant la guerre de 33 jours »…. et dire qu’Israël se prépare à faire face à l’Iran…

Source

«Emmanuel Macron change de costume en fonction de l’état de l’opinion publique», selon Alexis Poulin

Mediapart publie les images de l’arrestation violente à Paris de 6 jeunes n’ayant commis aucun délit.