Le temps de parole d’Éric Zemmour va être décompté

La cour d’appel de Paris a relaxé, mercredi 8 septembre, le polémiste Eric Zemmour, qui était poursuivi pour injure et provocation à la haine après une violente diatribe contre l’islam et l’immigration prononcée en 2019 lors d’un rassemblement politique à Paris.

Dans les motivations de son arrêt, la cour d’appel a jugé qu’« aucun des propos poursuivis ne vise l’ensemble des Africains, des immigrés ou des musulmans mais uniquement des fractions de ces groupes ».

« Il n’est nullement justifié de propos visant un groupe de personnes dans son ensemble en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, a ajouté la cour, d’où il suit que les infractions poursuivies ne sont pas constituées »« C’est une immense victoire », a réagi l’avocat du polémiste, M Olivier Pardo, qui a accusé le parquet d’avoir « déformé » les propos de son client.

Selon le communiqué du CSA, qui s’est réuni en assemblée plénière mercredi, cette décision correspond pleinement à son rôle de « veiller à la juste application des règles du pluralisme ». C’est à ce titre qu’il exige des médias audiovisuels, dès le jeudi 9 septembre, de « décompter les interventions portant sur le débat politique national de M. Éric Zemmour ».

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