En raison de l’épidémie, 33 pays sont fortement déconseillés aux voyageurs britanniques, qui risquent très gros s’ils trichent.

e Portugal, l’Afrique du sud, le Brésil… Londres a mis 33 destinations sur une « liste rouge », fortement déconseillées à cause de la pandémie de Covid-19 et de la propagation des variants. Et s’il prenait l’envie à un voyageur de mentir, cela pourrait lui coûter jusqu’à 10 ans de prison, une peine qui fait polémique Outre-Manche.

Concrètement, dès lundi 15 février, les personnes arrivant au Royaume-Uni en provenance d’un des 33 pays de cette liste, majoritairement situés en Afrique et en Amérique du sud, seront refoulées si elles sont étrangères. Et si elles sont Britanniques, elles pourront entrer à condition de s’isoler pendant 10 jours à l’hôtel, pour un coût de 1750 livres par personne, soit environ 2000 euros, intégrant l’hôtel, la nourriture et les tests. Londres a déjà réservé 4600 chambres à cette fin.

10 ans de prison en cas de fausse déclaration

Si cette quarantaine n’était pas respectée, elles risqueraient alors une amende de 5 000 à 10 000 livres sterling (5700 à 11400 euros).

Et si, pour éviter cette quarantaine forcée, elles se rendaient coupables d’une fausse déclaration dans l’historique de voyage sur le formulaire de localisation des passagers rempli à l’arrivée au Royaume-Uni, elles risqueraient un maximum de 10 ans de prison, une peine jugée disproportionnée par de nombreux observateurs.

« Une peine plus élevée que pour une agression sexuelle sur mineur »

Un ancien juge de la Cour suprême, Lord Sumption, a ainsi accusé le ministre de la Santé Matt Hancock, à l’origine de ces mesures, de perdre le contact avec la réalité dans une tribune publiée par le Daily Telegraph : « M. Hancock pense-t-il vraiment que la non-divulgation d’une visite au Portugal est pire que le grand nombre d’infractions violentes avec armes à feu ou d’agressions sexuelles impliquant des mineurs, pour lesquelles la peine maximale est de sept ans ? », s’est-il emporté.

De son côté, le ministre des transports Grant Shapps a estimé que le public britannique s’attendrait à des mesures « sévères » et que la peine maximale reflétait la gravité du crime. « Je pense que cette politique est mesurée et proportionnelle », a défendu de son côté le Premier ministre Boris Johnson au Parlement mercredi.

Les voyages à l’étranger sont actuellement interdits au Royaume-Uni sauf pour motifs impérieux (travail, santé, éducation).

Source