Emmanuel Macron a évoqué la mise en place d’un « pass sanitaire », qui ne sera pas un « passeport vaccinal », en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants, ce jeudi 25 février.

Le pass sanitaire devrait servir à : Permettre l’enregistrement des personnes se rendant dans un restaurant ou une salle de spectacle pour faciliter le système d’alerte et de traçage des cas contacts en cas de test positif. Prouver qu’on n’a pas été testé positif au Covid-19 récemment et prouver qu’on a été vacciné.

La mise en œuvre d’un tel instrument « va poser beaucoup de questions techniques, de respect des données individuelles, d’organisation de nos libertés » et, pour cela, « il faut (la) préparer dès maintenant techniquement, politiquement, juridiquement », a expliqué le président au cours d’une conférence de presse à l’issue de la première journée d’une visioconférence entre les 27 dirigeants de l’Union européenne.

Macron a tenu à préciser que ce pass sanitaire n’était pas un passeport vaccinal.Étant donné que l’instrument inclut également un test négatif, les non-vaccinés ne seront pas systématiquement interdits d’accès aux restaurants et lieux culturels.

« Je sens qu’il y a beaucoup de confusion parfois sur ce sujet », a-t-il ajouté, en insistant sur le fait que le pass sanitaire « ne sera pas uniquement lié à la vaccination ». Car, a-t-il argumenté, « si on arrive à rouvrir certains lieux, nous ne saurions conditionner leur accès à une vaccination, alors même que nous n’aurions même pas ouvert la vaccination aux plus jeunes ».

Le passeport vaccinal est un document officiel qui atteste que le détenteur a reçu toutes les injections du vaccin contre la Covid-19. Il devient une sorte de laissez-passer pour entrer dans les pays qui l’exigerait, mais aussi pour accéder à des lieux de vie comme les restaurants, les bars, les musées…