Dans une tribune publiée par l’Opinion, le leader insoumis voit dans l’annulation par l’Australie du contrat sur les sous-marins français «un camouflet venu des États-Unis» et appelle la France à «cesser de suivre les États-Unis dans leurs aventures dans la zone indopacifique».

La France doit «retrouver l’indépendance» et renoncer à la compétition militaire avec la Chine qui ne sert que les intérêts des États-Unis, a fait valoir Jean-Luc Mélenchon après l’«humiliation» infligée à Paris par Canberra, qui a rompu l’accord d’achat de 12 sous-marins français.

Évoquant la nouvelle alliance AUKUS, qui regroupe l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni et dont la création a amené Canberra à résilier le contrat, le leader insoumis fustige l’attitude de la France qui avait selon lui «obtempéré» à Washington en s’engageant à «honorer son engagement dans la zone indopacifique».

«Le tournant “indopacifique” auquel les gouvernements français ont emboîté le pas est absurde. La Chine est-elle une menace pour nous? Non. […] La France et l’Europe, régulièrement victimes indirectes des sanctions extraterritoriales états-uniennes, partagent donc les intérêts de la Chine et de la Russie», indique M.Mélenchon.

«Il est temps de quitter l’Otan»

Il invite ainsi Paris à «renouer avec une diplomatie non-alignée» face aux «défis communs de l’humanité», dont le changement climatique, les pandémies, le surarmement ou bien l’épuisement des ressources.

Précédemment, le chef de file de LFI avait accusé les États-Unis d’avoir «torpillé les sous-marins franco-australiens» et avait dénoncé le «mépris» de Washington à l’égard de ses alliés.

«Il est temps de cesser de se bercer d’illusions, de refuser la caporalisation, de quitter l’Otan et d’expulser de France le Centre d’excellence Otan pour l’espace que les États-Unis veulent installer à Toulouse», a ajouté M.Mélenchon dans un communiqué diffusé le 15 septembre.

L’annonce de la rupture du contrat franco-australien a suscité d’âpres réactions chez l’élite politique française, le ministre des Affaires étrangères ayant notamment dénoncé «un coup dans le dos» de la part de Canberra.

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