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Obama : 205 millions d’euros pour la Palestine, 38 milliards de dollars pour Israël

On peut lire aujourd’hui dans la plupart des quotidiens mainstream qu’Obama a débloqué une généreuse somme de 205 millions d’euros pour la Palestine. Une goutte d’eau face aux dizaines de milliards offerts à Israël.

Les quotidiens d’extrême droite pro-israéliens n’hésitent pas à parler de haine d’Israël, tandis que les médias de masse titrent plus sobrement qu’Obama a signé un chèque de 205 millions d’euros destinés à l’Autorité palestinienne.

Une mesure de dernière minute pour redorer quelque peu son image, qui restera malgré tout celle d’un homme d’État élu prix Nobel de la Paix au tout début de son règne sans aucune raison apparente. Un règne qui sera marqué par un rythme de bombardements à l’étranger particulièrement soutenu : un bombardement toutes les 20 minutes.

Donald Trump, nouveau président étasunien aussi lié à la communauté juive et à Israël qu’un certain Manuel Valls, n’a pas encore réagi. Le milliardaire imprévisible compte reconnaître Jérusalem comme capitale de l’entité sioniste et déplacer l’ambassade étasunienne, actuellement à Tel Aviv, dans la ville sainte.

Un geste considéré par la majorité des experts du Moyen-Orient comme une véritable déclaration de guerre envers la Palestine et les pays limitrophes. Cependant, la plupart de ces derniers n’ont pas bougé un cil au cours des dernières décennies. Difficile de croire, dès lors, qu’il en serait autrement en cas de réalisation de cette promesse électorale de Trump. Une fois encore, la Palestine sera isolée au niveau des gouvernements étrangers et ne devra son salut qu’à sa propre résistance et à l’aide de militants internationaux issus du peuple.

C’est en effet une constante qui semble se concrétiser dans de nombreux pays : l’apparition d’une défiance totale envers l’organe politique du pays, et la substitution de ce dernier par des activités citoyennes.