Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’en est pris à la culture pop sud-coréenne, la qualifiant de “cancer vicieux” et prévoyant des sanctions plus sévères pour les personnes surprises en train d’écouter de la K-pop.

La musique, les émissions de télévision et les films sud-coréens connaissent une popularité sans précédent dans le monde entier, y compris en Corée du Nord.

Les divertissements du Sud sont depuis longtemps passés en contrebande de l’autre côté de la frontière, d’abord sous forme de cassettes VHS et de CD, puis sous forme de clés USB en provenance de Chine, contournant ainsi la censure des médias et de l’internet.

Mais Kim cherche à endiguer la dernière vague coréenne, dont les médias d’État ont averti qu’elle ferait écrouler la Corée du Nord comme un mur humide si elle n’était pas contrôlée.

Le groupe K-pop BTS, nommé aux Grammy Awards, se produit sur scène pour les American Music Awards 2020, le 22 novembre 2020 en Corée du Sud.

Le New York Times a rapporté que les médias d’État ont dénoncé la propagation de l’influence “anti-socialiste” – notamment par le biais de films sud-coréens, et de clips K-pop – de manière quasi quotidienne au cours des derniers mois.

Kim a ordonné à son gouvernement de mettre un frein à cette invasion culturelle qui, selon lui, corrompt “les vêtements, les coiffures, les discours et les comportements” de la jeunesse nord-coréenne.

En décembre, l’État communiste a adopté une nouvelle loi qui pourrait condamner à 15 ans de camp de travail toute personne surprise en train de regarder ou de posséder des émissions sud-coréennes. Auparavant, la peine maximale était de cinq ans de travaux forcés.

Ceux qui font entrer clandestinement ces contenus en Corée du Nord risquent des peines encore plus sévères, y compris la peine de mort.

Source : Nypost