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Pour le général Soubelet, il ne faut pas compter sur les hommes politiques « issus du système » pour sortir de la crise

Ancien numéro trois de la Gendarmerie nationale en charge des opérations et de l’emploi, le général Bertrand Soubelet estime que la crise sanitaire agit comme un révélateur des failles de notre système de gouvernance. Il plaide notamment pour la mise en œuvre d’un système porté par des hommes « soucieux du bien commun » et à même de redonner la confiance et l’espoir aux Français.

Dans un billet intitulé « Le monde d’après » publié ce dimanche sur sa page Facebook, le général Soubelet est revenu sur la crise sanitaire liée au CORONAVIRUS, et ses conséquences pour les Français.

« Avec cette pandémie la nature nous ramène à ce que nous sommes vraiment et nous donne une leçon de patience et d’humilité. Nous ne sommes que les ‘usagers’ du monde dans lequel nous vivons et nous ne le respectons pas suffisamment. Il nous donne la preuve que nous ne maîtriserons jamais notre destin en totalité. Imaginer le contraire serait une preuve d’absence de lucidité et un pêché d’orgueil collectif », écrit l’ancien numéro trois de la Gendarmerie nationale.

« Certes, pour certaines familles qui ont perdu un être cher, pour les personnes qui auront vécu cruellement le confinement, pour les acteurs engagés sur le ‘front’ du combat contre le virus et ceux qui permettent la continuité de la vie et du bon ordre, cet épisode pandémique les marquera durablement. Il aura également permis, une fois encore, de mesurer certains aspects de la nature humaine et la fragilité de notre condition », poursuit Bertrand Soubelet.

« […] Les crises sont une bonne opportunité de remettre les choses à plat et de redémarrer sur d’autres bases. À condition que le constat ne soit pas biaisé par d’autres considérations que l’intérêt du pays et de sa population », ajoute-t-il.

« En France, nous avions déjà observé en 2017 la volonté des Français de modifier la gouvernance du pays. Trois ans après, qu’en est il ? Rien de significatif ne s’est produit, hormis une plus grande division des Français et une détestation du monde politique doublée d’une plus grande défiance à l’égard de l’État », affirme l’ancien élève de Saint-Cyr.