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Retirez votre argent des banques, vous risquez de tout perdre du jour au lendemain

 

Le conseil n’est pas nouveau, et bien sûr, certains vont pouvoir dire que cela fait longtemps que ce conseil est donné sur internet, et que pour l’instant rien n’est arrivé…pour vous, peut-être, mais regardez ce qu’il s’est passé en Grèce, regardez ce qu’il s’est passé à Chypre, et chaque jour l’actualité évolue dans le mauvais sens (malheureusement) prouvant toujours plus que l’échéance ne fait que se rapprocher, donc vous n’avez rien vu, mais cela arrive pourtant, l’actualité le prouve.

Vous saviez que les banques en cas de problème ont le droit de ponctionner braquer les comptes en toute légalité, c’est passé, validé, et personne n’aura le choix, cela a été considéré comme légal puisque ce sont des escrocs qui prennent les décisions, et puisque personne au final ne dit rien, pourquoi se gêneraient-ils? Il y avait pourtant un seuil de sécurité de 100 000 euros de garanti, histoire de protéger les plus petits, ben c’est fini, terminé, même pauvres, vous risquez de voir votre argent disparaître pour sauver des banques, la garantie de dépôt de 100 000 euros vient d’eclater, plus personne n’est protégé:

Nous avons déjà parlé ici de la directive européenne permettant la ponction des comptes bancaires, connue sous l’acronyme BRRD (Bank Recovery and Resolution Directive). Désormais, lorsqu’une banque en Europe fera faillite, les actionnaires épongeront les pertes (rien de plus normal), ensuite les détenteurs des obligations émises par la banque (normal également) et, si cela ne suffit pas, la banque pourra puiser directement dans les comptes de ses clients (un scandale, une remise en cause du droit de propriété, un vol légal).

Cette directive prévoit cependant de ne pas puiser dans les comptes de moins de 100.000 euros, soit l’immense majorité des cas. Chacun peut se croire à l’abri, même si cette garantie s’avère largement illusoire, car il faudra bien aller chercher l’argent quelque part ! Chypre, lors de sa crise bancaire d’avril 2013, et qui avait « testé » le premier ce type de renflouement (le bail-in), n’avait effectivement pas touché aux comptes de moins de 100.000 euros, mais le pays avait bénéficié de 10 milliards d’euros d’aide de l’UE et du FMI, ce qui correspond aux deux tiers de son PIB. Qui pourrait verser une somme équivalente à un grand pays comme l’Espagne, l’Italie ou la France s’il connaissait une crise comparable ?

Malgré tout, pour protéger ces dépôts de moins de 100.000 euros, la Commission européenne avait proposé la création d’une « garantie des dépôts européenne », dans l’objectif d’éviter les « bank run », les retraits massifs et les fuites de capitaux comme on a pu le voir en Grèce. Ce fonds de garantie devait être doté de 55 milliards d’euros et d’une capacité à emprunter sur les marchés, de quoi voir venir, tout de même.

Manque de chance pour les déposants européens, l’Allemagne s’y est fermement opposée lors de la réunion de l’Eurogroupe et de l’Ecofin le week-end dernier au Luxembourg. Berlin souhaite d’abord que la directive BRRD soit mise en œuvre dans tous les pays européens, et Wolfgang Schäuble a fait remarquer que la France et l’Italie ne l’avaient toujours pas transposée dans leurs droits nationaux… Les pays européens doivent d’abord mettre en place des procédures de faillite souveraine avant de parler de mutualisation, voici la conclusion de ce sommet.

L’intransigeance allemande a certainement du bon pour les Etats, qui se retrouvent face à leurs responsabilités, mais elle est franchement inquiétante pour les épargnants européens. Les choses sont claires : la protection des 100.000 euros vient officiellement de se volatiliser. Elle ne pesait déjà pas bien lourd, elle ne vaut désormais plus rien.

Source: Goldbroker

Et en cas d’annonce officielle, inutile de vous retourner vers un distributeur de billets, ceux-ci vont être pris d’assaut par une foule paniquée qui tentera de sauver quelques meubles, surtout que ces DAB sont fermés les uns après les autres:

Les banques commencent à fermer des distributeurs automatiques de billets. Après la flambée des années 2000, le parc d’automates bancaires stagne. Le besoin de « cash » diminue avec la hausse des paiements par carte.

Une disparition progressive du « cash » est-elle amorcée ? Après avoir massivement doté leurs agences de distributeurs automatiques de billets (DAB) depuis la fin des années 1980, les banques françaises commencent à faire marche arrière. « Le pic de la politique d’équipement en DAB a été atteint à la fin des années 2000 et nous assistons depuis à une inversion de tendance, constate Didier Cocheteau, le directeur des paiements du groupe BPCE. En effet, les retraits de billets dans les automates ne progressent plus. Le besoin de cash diminue parce que les paiements par carte bancaire progressent, notamment avec le développement du sans-contact, qui permet de payer par carte à partir du premier euro. »

BPCE mesure déjà ce recul auprès de ses clients commerçants, qui remettent moins de cash à leur agence, parce que leurs propres clients paient moins en liquide. Entre la mi-2014 et la mi-2015, ces entrées de fonds dans les agences du groupe ont ainsi reculé de 2,5 %. BPCE va donc proposer prochainement à ses réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne de réduire leurs parcs lorsque le taux d’utilisation des DAB n’est pas suffisant. « Par exemple, les agences qui dis­posent aujourd’hui de 3 à 5 DAB devraient ne conserver que deux automates. Nous pourrions ainsi en supprimer quelques dizaines », précise Didier Cocheteau.

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