Lorsque Tristan a voulu rentrer dans son appartement, après quelques mois d’absence, il n’a pu que constater que la serrure avait été changée. Au bout de deux semaines, il a pu entrer de nouveau grâce à l’intervention de la police et d’un huissier. Il souhaite maintenant que l’affaire se règle au plus vite.

Après avoir passé trois mois tantôt chez ses parents, tantôt chez sa copine, Tristan se réjouissait de réintégrer son logement de 42 m², ce 15 mai dernier, à Toulouse. Mais voilà, il n’a jamais pu ouvrir la porte, la serrure ayant été changée durant son absence, bien qu’il ait toujours réglé les 540 € de loyer chaque mois. « D’un coup, je me suis retrouvé à la rue, sans pouvoir rentrer dans mon propre appartement », explique Tristan à France 3 Occitanie.

« On part le matin sans savoir ce qui va se passer quand on rentre à la maison »

En questionnant des voisins, ceux-ci lui révèlent que des squatteurs se sont introduits dans son appartement, l’ont vidé de son contenu et ont changé la serrure. Cependant, Tristan ignore si des personnes squattent toujours son appartement ou non. « Je le vis très mal. Il faut garder son sang-froid pour ne pas rentrer chez soi et tout casser », confie Tristan, désorienté par la situation absurde dans laquelle il se trouve. De plus, une voisine lui avoue : « Nous vivons dans la peur ici, à cause de ces personnes. Il y a eu des dégradations. On part le matin sans savoir ce qui va se passer quand on rentre à la maison. »

Ainsi que le lui a conseillé son agence de location, Tristan a donc déposé plainte pour « dégradation ou détérioration volontaire du bien d’autrui causant un dommage léger », auprès de la gendarmerie de Castelginest, le 17 mai. Il n’a cependant pas déposé plainte pour « violation de domicile », ce qui aurait été plus logique. En effet, les gendarmes lui ont stipulé qu’ « il n’y a pas violation de domicile tant que l’on n’a pas pu constater que des personnes sont dedans », ainsi que l’indique la mère de l’étudiant à France 3 Occitanie. Face à la situation insensée, cette dernière est remontée. Elle se demande notamment qui devra « supporter » les conséquences des dégradations.

En attendant que la situation se débloque, la famille de Tristan a fait couper l’eau et l’électricité. « C’est sûr que j’ai peur maintenant. Je veux juste rentrer dans l’appartement, voir ce qu’il reste, prendre mes affaires et ne plus jamais revenir ici », confie-t-il encore à France 3 Occitanie. C’est seulement ce jeudi 27 mai qu’un huissier, accompagné de trois policiers, ont ouvert l’appartement. Ceux-ci ont noté que le logement était vide, seuls des déchets et des bris de verre jonchaient le sol. Pour l’heure, Tristan est retourné vivre chez sa compagne et espère que cette affaire se réglera au plus vite.

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