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Voilà à quoi ressemblait la vie à Alep avant que la guerre ne détruise tout

La bataille d’Alep est terminée et laisse derrière elle une ville anéantie. Et pourtant, Alep n’a pas toujours été un champ de ruines.

« Pour dormir, l’hôtel Hanadi, tranquille et très propre, propose des chambres roses confortables (TV, frigo, air climatisé) qui s’organisent autour d’une terrasse jaune et ensoleillée. Pour manger, le restaurant al-Kouma propose un cadre oriental autour de tables basses qui donnent une ambiance très cosy. Et concernant les pâtisseries, la pâtisserie Azrak, en face du cinéma Ugarit, propose les fameuses aleppines, un délice de pâte d’amande, de pistache et de sucre. »

À en croire le Guide du Routard de 2006 sur la Syrie et la Jordanie, il faisait bon vivre à Alep, avant, a rappelé l’humoriste Nicole Ferroni dans un émouvant billet ce mercredi matin sur France Inter.

 

Après plus de quatre ans de conflit, la bataille d’Alep est se le point de s’achever, laissant derrière elle une ville détruite par les bombardements et les combats.

Alors que les civils fuient les derniers kilomètres carrés tenus par l’opposition dans l’est de la ville à l’approche des forces loyales au régime de Bachar al-Assad, Alep, elle, n’est plus qu’un vaste champ de ruines. Et pourtant, la deuxième ville de Syrie a pendant longtemps été un lieu de vie rempli de couleurs, de commerces et d’habitants en sécurité.

 

Quand il y avait encore des fruits et légumes au souk

En 2000, Len Davis, touriste, avait filmé le souk al-Madina, détruit en 2012 par les bombardements. Des vendeurs de fruits et légumes, de viande, de pâtisseries : Alep était alors encore une ville comme les autres.

Ce même souk, avec ses rues pavées et ses marchands ambulants, avait été immortalisé en 2010 par la photographe Leisa Tyler.

La vieille ville d’Alep en 2010.
LEISA TYLER, GETTY IMAGES
Le souk d’Alep en 2010.
LEISA TYLER, GETTY IMAGES
Un boulanger à Alep en 2010.
LEISA TYLER, GETTY IMAGES

Et en 1992, le souk al-Madina arborait aussi les couleurs chaudes des étales de fruits et légumes frais.

Autour du souk d’Alep en 1992.
FRANCES M. GINTER, HULTON ARCHIVE, GETTY IMAGES

 

Quand les bâtiments tenaient encore debout

Ville millénaire, le centre ville d’Alep avait été classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1986.

Rues de la vieille vie d’Alep en 2010.
LEISA TYLER, GETTY IMAGES
Intérieur d’un hôtel historique d’Alep en 2010.
LEISA TYLER, GETTY IMAGES
Un caravansérail à Alep, avant la guerre.
PHAS/UIG, GETTY IMAGES
La citadelle d’Alep avant la guerre.
SOLTAN FRÉDÉRIC, GETTY IMAGES
Vue depuis la citadelle d’Alep avant la guerre.
DEAN CONGER, GETTY IMAGES
Vue d’Alep en 1997.
ULLSTEIN BILD, GETTY IMAGES
Une terrasse sur la citadelle d’Alep, en 2010.
LEISA TYLER, GETTY IMAGES

En 2010, Alep comptait plus de trois millions d’habitants. Après plus de quatre ans de bombardements et d’exode, ils n’étaient plus que quelques dizaines de milliers à être encore retranchés dans les derniers bastions de la ville tenus par les rebelles, mi-décembre.

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