Emmanuel Petit s’en prend aux casseurs, mais aussi aux responsables politiques. Dans une vidéo publiée dimanche 18 octobre 2026 sur Instagram, selon plusieurs médias sportifs, le champion du monde 1998 exprime sa colère après les violences et les pillages survenus en marge des manifestations du 17 octobre. Son intervention associe un soutien aux forces de l’ordre et aux victimes à une critique des réponses apportées par le pouvoir.
L’ancien international français refuse cependant de confondre les auteurs des dégradations avec les personnes venues manifester. Cette distinction est centrale dans son message : condamner les violences ne l’empêche pas de partager une partie du mécontentement social exprimé dans la rue.
Emmanuel Petit dénonce un « pur scandale »
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Face aux scènes de destruction, l’ancien footballeur ne cache pas son émotion. Dans les propos rapportés par la presse, il qualifie les événements de « pur scandale » et dit ressentir une colère difficile à contenir :
« Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens, j’ai une colère profonde au fond de moi. »
Il adresse ses pensées aux forces de l’ordre ainsi qu’aux personnes dont l’activité a été touchée par les violences. Sa réaction met l’accent sur les conséquences pour ceux qui travaillent : derrière les commerces saccagés, il évoque des vies professionnelles fragilisées et des efforts anéantis.
Le ton monte lorsqu’il parle des auteurs des pillages. Il déclare avoir envie de descendre dans la rue pour se confronter à eux :
« J’ai envie de descendre dans la rue et de me friter avec tous ces petits cons. »
Cette phrase traduit la violence de son exaspération. Elle ne constitue pas l’annonce d’une action organisée. Dans son intervention, il dénonce également les individus qui dissimulent leur visage, associant le port de la cagoule à une forme de lâcheté.
Il distingue les casseurs des manifestants
Un point ressort des comptes rendus du Parisien et de Foot Mercato : Emmanuel Petit demande de ne pas amalgamer les manifestants et les auteurs de violences. Il affirme comprendre les premiers et leur lassitude.
Son discours ne se limite donc pas à une demande de fermeté. Il rejoint aussi la critique d’un quotidien devenu difficile pour ceux qui travaillent et supportent les prélèvements. Dans l’extrait transmis à la rédaction, il dénonce la situation des Français qui se lèvent tôt pour vivre dignement et se sentent, selon lui, piétinés.
La pression fiscale occupe une place importante dans cette partie de son intervention. Il exprime un sentiment d’injustice : celui de devoir continuer à contribuer alors que la protection et les services attendus ne lui paraissent pas à la hauteur. Il s’agit de son appréciation politique, et non d’un bilan chiffré des finances publiques.
« Mais où êtes-vous ? » : la classe politique interpellée
Après les casseurs, Emmanuel Petit vise les dirigeants. Il interpelle Emmanuel Macron et étend ses reproches à l’ensemble de la classe politique. Selon les passages rapportés par Foot Mercato, il accuse les partis de concentrer leurs efforts sur la conquête du pouvoir plutôt que sur les préoccupations des citoyens.
Sa critique porte notamment sur le contraste qu’il dénonce entre les besoins des services publics et les moyens dont disposeraient les responsables politiques. Police, armée, hôpitaux et écoles sont cités parmi les secteurs pour lesquels il estime les réponses insuffisantes. Le Parisien
La question qui résume son reproche est directe :
« Mais où êtes-vous, qu’est-ce que vous faites ? »
L’ancien joueur réclame ainsi des comptes sur l’action de l’État. Sa prise de parole fait se rejoindre deux griefs : l’insécurité ressentie devant les pillages et le sentiment de contribuer sans obtenir les réponses attendues. Elle ne s’accompagne toutefois pas d’un programme politique détaillé.
Une réaction après une journée marquée par des dégradations
Les appels à la mobilisation du 17 octobre portaient notamment sur le coût de la vie. Des Gilets jaunes, des lycéens, des étudiants et d’autres participants ont pris part aux rassemblements.
Des violences ont également été rapportées. Le Nouvel Obs décrit notamment des dégradations dans la mairie de Marseille et l’incendie d’une antenne de l’office de tourisme à Lyon. À Limoges, Le Monde a documenté l’incendie de l’hôtel de ville et les importants dommages subis par le bâtiment.
Ces événements ont provoqué plusieurs prises de position. Sur les réseaux sociaux, Jérôme Rodrigues a notamment répondu au message d’Emmanuel Macron condamnant les violences. Emmanuel Petit intervient, lui, à partir de sa réaction personnelle aux scènes de pillage et de destruction.
Des propos virulents sur l’attachement à la France
La vidéo comporte aussi des déclarations sur la nationalité et le rapport au pays. Emmanuel Petit affirme être persuadé que certains auteurs de violences détestent la France. Cette accusation exprime son jugement ; elle ne permet pas d’établir leurs motivations ni leur nationalité.
Il affirme parallèlement son attachement à la France et aux étrangers qui souhaitent y vivre et s’y intégrer, tout en tenant des propos de rejet envers ceux qu’il considère comme hostiles au pays. Plusieurs reprises soulignent cette dimension polémique de son intervention.

